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L'antre des Fées
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21 juin 2025

Encore pas mal de lecture!

 

Bonjour, ou plutôt bonsoir vu qu'il est déjà l'heure de diner (pour ceux qui dinent tôt).

 

Je ne sais pas vous, mais ici, il fait chaud, très chaud. 

 

Je sors donc le chien à 8h et à 20h et le reste de la journée, je reste calfeutrée derrière les fenêtres et les volets clos.

 

Je vous ai dit que ce petit monstre avait atteint ses 1 ans et 1 mois et qu'il pèse désormais 36 kgs de muscles. On est loin de mon petit bébé de 8 kgs mais il parait qu'il est beau car dès qu'il sort, tout le monde le dit et veut le caresser. Il faut dire que c'est une crème d'amour qui aime tout le monde: humains et animaux en tout genre (chiens, chats, chevaux...). Il n'a qu'un défaut, comme il vous aime, il voudra vous faire un câlin et des léchouilles et un gabarit de sa taille, ça peut vous mettre à terre et faire peur. D'un autre côté, je le préfère ainsi que craintif ou hargneux.

 

 

Mais revenons à nos moutons. Aujourd'hui c'est de lecture que parle ce blog. 

 

Donc vous pouvez lire ou juste passer votre chemin, c'est au choix selon que vous êtes dévoreurs de livres ou pas.

 

Pour ceux qui restent, bonne lecture et découverte. Pour les autres, à bientôt!

 

Grands catholiques, notables irréprochables, les Bellegarde sont une famille respectée de tous. Quand la mère est retrouvée assassinée, cette belle façade se craquelle...
" Depuis qu'un fou furieux a tué maman, la rage qui couvait au fond de moi est sortie de ses gonds. Je la sens, là, qui enfle, gronde, bouillonne. Elle ressemble à un monstre qui me soulève le ventre. "

Une violence sourde ronge la très respectable famille Bellegarde, dont la mère, Marie-France, a été sauvagement assassinée.
Les fondations de l'édifice familial vacillent. Le major Louise Caumont trouvera-t-elle la faille pour percer à jour les secrets du clan ?

 

J’avais déjà lu « Précipice » de l’auteure que j’avais bien aimé. J’ai donc récidivé avec ce dernier roman.


Dès le départ, j’ai été happée par cette histoire qui suit 2 trames différentes.


D’un côté, la police enquête sur la mort de Marie-France Bellegarde, mère de famille, catholique, qui semble avoir été tué par un tueur en série ou par son homonyme.


De l’autre, un privé enquête sur la disparition d’une vieille dame et cela va le mener sur la trace d’autres disparitions, celles de jeunes filles solitaires et un peu perdues.


Au milieu de tout cela, en fil rouge, une histoire « sado-masochiste et pédophile» qui semble liée à la religion. Vous l’aurez compris, les mots sont crus et la finalité pas très gaie. L’auteure aurait-elle trouvé son idée de départ grâce à l’affaire Betharram ?


Vous vous doutez bien que tout cela va s’entremêler et que la résolution de l’une ou l’autre des affaires va automatiquement être liée au dénouement de l’autre.


Le style est rapide car l’on passe d’une enquête à l’autre à quasiment chaque chapitre, il n’y a pas de temps mort.


Par contre, désolée pour l’auteur, j’avais résolu une partie de l’énigme assez vite, même si je n’ai vraiment découvert le meurtrier qu’aux dernières pages. 


En tout cas, j’apprécie le style de cette « louve du polar », française de surcroit et je crois que je continuerai à lire ses romans. 

 

« Ici, la nuit est belle. (…) Leo avance de tache de lumière en tache de lumière et entre les deux, elle disparaît presque entièrement. Elle est alors exactement ce qu’elle paraît être : la fille qui glisse le long des murs, calme, discrète. La fille qui s’efface, la fille qu’on oublie. »
Leo n’est pas rentrée et le printemps s’entête dans sa douceur. Leo ne reviendra pas. La shérif Lauren Hobler découvre son corps au milieu des iris sauvages. Autour de la mort soudaine d’une jeune fille, Les Âmes féroces tisse plusieurs destinées. Pour élucider un mystère, mais lequel?? Celui de Leo, peut-être, et de ses silences. Celui de Lauren, coincée dans une petite ville qui ne la prend pas au sérieux. Il y a aussi Benjamin, Seth et les autres… Les gens de Mercy, qui pensent tous se connaître et en savent si peu sur eux-mêmes.
Envoûtant, surprenant et d’une grande ampleur romanesque, Les  mes féroces traque la part d’ombre de chacun.
Marie Vingtras vit à Paris. Elle est l’autrice de Blizzard (Éditions de l’Olivier, 2021), grand succès critique et public, lauréat du prix des Libraires et du prix Libr’à Nous. Les  mes féroces est son deuxième roman.

 

Vous allez peut-être rire mais lorsque j’ai pris ce roman, j’ai cru que l’auteure avait écrit « Les enfants du Blizzard » et non Blizzard. Grosse confusion qui m’a fait découvrir un roman que j’ai vraiment apprécié.


Léo est une jeune adolescente dont la mère est partie du jour au lendemain lorsqu’elle était encore toute petite. Léo est retrouvée par la sheriff Lauren qui va tenter de découvrir qui est le coupable de ce meurtre atroce.


Il n’y a pas de temps mort dans ce roman qui se découpe en 4 parties, 4 saisons.


Dans la première, c’est Lauren la narratrice, celle qui va découvrir le corps de la jeune fille. A travers ses yeux, on découvre les habitants de Mercy et la vie personnelle de Lauren. Mais connait-on vraiment les gens qui nous entourent ? 


Dans la deuxième partie, c’est Benjamin qui parle. Benjamin était le professeur de Léo et de sa meilleure amie. Est-ce lui qui aurait pu tuer la jeune fille ? 


La troisième partie est narrée par la meilleure amie de Léo, Emmy.  Mais Emmy était-elle vraiment une amie? 
Enfin la dernière partie est racontée par Seth, le père de léo qui a été abandonné par sa femme après avoir perdu tout son argent et son commerce par des choix financiers hasardeux.


Chacun va nous livrer sa vérité, ce qu’est sa vie et ce qui en découle par rapport à Léo. 


Je ne vais en dire plus pour ne pas trop dévoiler de l’histoire.


L’auteure joue avec ses lecteurs (trices) en les emmenant sur plusieurs pistes même si j’avais bien une petite idée de la personne qui avait perpétré le meurtre avant de tourner la dernière page. 

En tout cas, heureuse d’avoir confondu 2 livres, cela m’a permis de passer un bon moment.  C’est bien écrit, c’est rapide et contrairement aux polars actuels, le fond est plus basé sur la psychologie des personnages que sur des descriptions macabres

 

Je vais vous raconter monsieur, ça a eu lieu dans la nuit du lundi au mardi, très tôt, vers 2 heures du matin, même cette date du 29 février est étrange vous ne trouvez pas, un jour qui n’existera plus pendant 4 ans, on voudrait gommer les traces on ne ferait pas mieux, ça se passe donc cette nuit-là et nous on ne se doute de rien, comment voulez-vous que nous puissions nous douter d’une chose pareille, et il ne faut pas compter sur ce grand benêt de Dédé pour informer le village, oh non, en dehors de ses vaches on se demande bien ce qui peut l’intéresser celui-là. Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux. Ils ont repris une ferme, à la lisière d’un village un peu paumé et élèvent des bêtes. Une nuit, Marion est prise de douleurs foudroyantes et accouche, à son plus grand étonnement, d’une petite fille. Le roman, qui fait entendre les voix des différents personnages, raconte ces quelques journées sidérantes.

 

C’est le 2ème livre que je lis de cet auteure et à chaque fois, c’est une belle découverte.


Ce livre raconte la naissance d’une petite fille chez une femme qui, on ne va pas le cacher, a fait un déni de grossesse. 


Mais ce qui est perturbant dans ce petit livre, c’est la façon de le lire. 


Comme le dit l’auteure, vous pouvez le lire de 2 façons :
-    Soit par personnages : la sage-femme, Dédé (un voisin), Tony (un ami), la grand-mère, la femme du maire, Baptise (le père), Marion (la mère),
-    Soit comme un roman ordinaire qui compte 131 chapitres très courts et qui retrace 4 journées des personnages (depuis le jour de la naissance jusqu’au retour à la maison).

 

Pour ma part, j’ai choisi de commencer ma lecture par les personnages. Je pense que j’ai bien fait. 
Chacun nous fait découvrir ce qu’il sait de ce fait-divers et les émotions qu’il a ressenties.


Le livre passe étonnement vite ainsi, un peu à la manière d’un livre dont vous êtes le héros puisqu’à la fin de chaque chapitre, il faut aller chercher le suivant qui concerne le personnage et ils peuvent être très éloignés du point de vue de leurs numéros. 


D’un autre côté, on peut être perdu sur la temporalité puisque là, c’est uniquement le personnage qui parle. On découvre ainsi petit à petit à travers les yeux de chacun ce qui s’est réellement passé.


Lorsque j’ai eu refermé le livre (que j’ai lu en moins de 3h), j’ai voulu ensuite reprendre le livre dans l’ordre chronologique et cela apporte une nouvelle tonalité au roman. Car là il faut tenter de chercher qui parle à chaque chapitre.


Dans tous les cas, d’une façon ou d’une autre, j’ai beaucoup aimé.  On est dans l’émotion à l’état pur : pas de faux semblants, pas de non-dits… Il n’y a pas de jugement sur l’un ou l’autre personnage. Chacun fait comme il peut avec ce qu’il sait et ce qu’il est.


Une petite tranche de vie qui passe comme une lettre à la poste ! 
 

De tous temps, ce sont bien souvent les femmes qui payent le prix des crimes des dieux et des hommes.
Le roi Minos règne d'une main de fer sur la Crète, terrorisant ses ennemis vaincus, ses sujets et sa propre famille. Lorsque la cité vaincue d'Athènes envoie douze de ses enfants en sacrifice au terrible Minotaure, la princesse Ariane se rebelle.

Ariane a entendu trop de contes et de récits dans lesquels les plus faibles, les femmes surtout, subissent les conséquences des actes des puissants. Elle, est déterminée à tracer son propre destin. Et parmi les douze otages, Thésée va lui fournir l'occasion de contrer et fuir la tyrannie de son père. La légende du Labyrinthe s'enclenche.

Tour à tour princesse, traitresse, faiseuse de héros... le parcours d'Ariane fut semé d'embuches, à l'instars de celui de sa soeur, Phèdre, mais aussi ponctué de rencontres fabuleuses. En ce temps-là, dieux et héros rodaient sur terre, repoussant les femmes dans l'ombre.

Jennifer Saint met en lumière ces héroïnes du passé, très modernes.

 

Tout ce qui touche à la mythologie, j’adore !! C’est ainsi que j’ai lu Circée de M. Miller.


Autant vous dire que lorsque j’ai vu ce livre, je l’ai vite mis sur ma table de nuit pour le lire.  (De plus, il m’a rappelé nombre de souvenirs car j’ai eu la chance de visiter le palais de Cnossos lorsque j’étais adolescente).


Déjà je trouve la couverture superbe. Il est rare de voir des livres avec des couvertures foncées. 


Parlons maintenant de l’histoire. Tout le monde a donc le coin de sa tête l’histoire d’Ariane, de Thésée et du Minotaure. 


Pour le commun des mortels, l’histoire retenue est qu’Ariane tombe amoureuse de Thésée et que pour le sauver du labyrinthe, elle lui donne un fil pour qu’il puisse retrouver son chemin. Pour ceux qui ont connu Ulysse 31, c’étaient des petites diodes qu’il devait placer à intervalles réguliers. (vous pouvez d’ailleurs retrouver l’épisode sur le net)


Tout cela pour dire que pour moi, l’histoire d’Ariane se terminait, elle repartait avec Thésée vivant et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».


Je me trompais lourdement et ce joli conte mythologique n’est pas aussi angélique qu’on le croit puisque Thésée (juste pour spoiler un peu le début) va abandonner sa chère Ariane sur une ile déserte.


Quant à Phèdre qui est l’autre figure emblématique de ce roman, son nom me parlait bien (via Racine) mais impossible de la relier à quelque chose de tangible. Et voilà que je découvre que c’est la sœur d’Ariane. Il me manquait donc beaucoup d’informations (alors que je me croyais calée en mythologie. Comme quoi, on en apprend tous les jours).


L’auteure a voulu mettre ces 2 femmes au centre de son livre pour raconter cet épisode de la Grèce Antique de leur point de vue mais au final, je trouve qu’elles n’ont pas eu la belle vie qu’on leur aurait souhaité. Je ne vais pas vous dévoiler leurs fins mais cela ne fut pas très gaie.  De plus, quand j’ai reposé le livre, j’ai plus eu l’impression d’avoir à faire à des femmes passives, simples mères au foyer qu’à des guerrières ou des femmes actives. 


Dans Circée, cette dernière prenait sa vie en main, le roman était bien plus féministe. 


Pour ce qui concerne l’écriture du livre en elle-même, c’est bien écrit mais je trouve qu’il y a des temps morts à certains passages. 


Le début était assez prenant puis il y a eu un creux et je n’arrivais plus à suivre l’auteure qui sautait un peu du coq à l’âne.


Dans la 2eme moitié du livre, l’histoire a été relancée. J’ai ensuite trouvé la fin un peu bâclée.


Une lecture un peu mitigée donc : j’ai certes appris beaucoup mais cela aurait mérité, pour ma part, d’être plus abouti. 


On peut tout de même féliciter l’auteure pour qui c’est le premier roman. 

 


Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.


Il y a quelques jours, j’ai vu qu’était sorti le livre : Le temps d’après.


Je tente d’en savoir un peu plus sur ce livre et je vois que c’est la suite d’un autre roman qui s’appelle « Dans la forêt ».


Où étais-je en 2017 pour l’avoir loupé ?


Qu’à cela ne tienne, ma médiathèque l’a en rayon donc me voilà avec le roman dans les mains.


Deux jeunes filles, dont une encore mineure, se retrouvent seules au milieu de la forêt. Comment se sont-elles retrouvées ici, sans adultes pour les accompagner ? Pourquoi ne se sont-elles pas rapprochées d’une ville ou d’autres adultes ou enfants ?  


Pour répondre à ces questions, il faudra lire ce roman qui m’a transporté en même temps qu’il m’a fait un peu peur.


En effet, à l’instar de Nicolas Vanier et de son livre « c’est le monde à l’envers » qui se voulait un peu humoristique même s’il était sur le même thème, celui-ci se veut plus cru et incisif.


Un matin au petit déjeuner, je tentais de résumer le début à mon fils de 21 ans. Celui-ci m’a alors interpellé : mais, même si on n’a plus d’essence, plus d’électricité, on peut prendre un vélo et tenter d’aller vers une grande ville pour trouver à manger ou on marche. On essaye quoi ! 


Je n’avais pas encore la réponse au début du livre, ce n’est qu’après que j’ai pu lui répondre et lui expliquer les choix de Nell et Eva.


Le monde peut être cruel et sauvage, la civilisation détruire tout ce qui a pu être beau et c’est en cela qu’un retour à la nature serait peut-être salutaire. Et puis, il y a les petits changements qu’on ne voit pas au début, qui semblent rentrer dans l’ordinaire mais au bout d’un laps de temps assez long, on se rend compte que tout a changé et que c’est trop tard.


Ce qui m’a fait sourire, c’est que la semaine où je lisais ce livre, je ramassais des fleurs d’acacia pour faire de la gelée et je trouvais un coin à asperges des bois en promenant le chien. 


Qui aujourd’hui pourrait encore vivre sans électricité, sans magasins de ravitaillement. Et pourtant notre nature, si on sait la découvrir et la préserver regorge de richesses en tout genre.


Pour ce qui est du livre, l’écriture est belle, les émotions fortes alors que, dans la plupart des pages, seuls 2 personnages sont présents. 


A certains moments, j’ai pensé trouver cela long et puis non, c’est fluide et on avance sur les pas de ces 2 jeunes filles qui apprennent la vie en se séparant de la civilisation et en écoutant leur instinct. Des passages sont plus durs que d’autres, la vie n’est jamais simple. Mais c’est sans compter sur toute la poésie qui en ressort. 


Un beau livre à lire sous les étoiles ou sous un arbre, loin du bruit et de la pollution. 

 

« Le 18 août 2021, j’ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l’Annexe. Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu’il n’en sait pas grand-chose. Comment l’appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment.
Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre ?
Celle d’une jeune fille, qui n’aura pour tout voyage qu’un escalier à monter et à descendre, moins d’une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant. La nuit, je l’imaginais semblable à un recueillement, à un silence. J’imaginais la nuit propice à accueillir l’absence d’Anne Frank. Mais je me suis trompée. La nuit s’est habitée, éclairée de reflets ; au cœur de l’Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver. »L. L.

 

Un livre assez court que j’ai lu très rapidement et pourtant il regorge d’informations.

 

En fait, lorsque je l’ai pris, je pensais, par rapport à la fin du texte du 4ème de couverture (ne me demandez pas pourquoi, sûrement encore une affabulation de ma part), que via son passage à l’annexe, l’auteure allait nous révéler son histoire.

 

Alors c’est un tout petit peu le cas, notamment en toute fin du livre, mais celui-ci est surtout écrit pour raconter tout ce que l’on ne sait pas sur le journal d’Anne Frank et sur la jeune fille qu’elle était.

 

Lola Lafon, a rencontré nombres de personnes qui ont pu la côtoyer et d’autres qui se sont servis de son livre pour créer des films, des comédies musicales ou autres.

 

J’avoue, j’ai appris beaucoup de choses en le lisant.

 

Et comme d’habitude, on le referme en se disant : plus jamais ça !

 

Pour la petite information, sur france TV, en replay, vous pouvez regarder, jusqu'en septembre, un documentaire qui a ce titre. Si vous le regardez (attention, c'est assez dur), vous retrouverez le livre en grande partie. 

 

Bienvenue dans un monde parfait. Ici la vie heureuse s’étale quotidiennement sur le réseau HappyApp, où l’indice de bonheur individuel donne accès à ce que la société réserve aux meilleurs. Offres premiums, métier et logements hauts-de-gamme, et surtout parentalité, désormais réservée aux citoyens les plus épanouis.
Jeunes, beaux, amoureux, jusqu’où Juliette et Néo Lanhéry seront-ils prêts à aller pour y accéder ?

 

Imaginez une société où votre vie est en permanence mise à nue et où vous devez la mettre en story à toute heure de la journée.

 

Vos yeux sont recouverts de lentilles qui permettent, à chaque instant, au gouvernement de savoir où vous êtes, ce que vous faites et qui vous rencontrez. 

 

Et tout ce que vous faites, vous devez le présenter sur les réseaux sociaux. Plus le contenu semble heureux et est liké, plus vous obtenez de bons résultats.

 

Vous avez des demandes d’amis en pagaille : votre note grimpe.

 

Vous recevez xx messages, votre note grimpe aussi.

 

Par contre, si vous ne mettez pas de contenu, si vous ne répondez pas aux messages, si vous n’avez pas de demandes d’amis, votre note baisse. 

 

Et comme tout est contrôlé, vous prenez un verre, votre note baisse, vous fumez, votre note baisse, votre contenu contient des mots inadaptés ou grossiers, votre note baisse aussi. 

 

Et à quoi sert cette note ? A avoir un meilleur travail, un meilleur logement et pour les notes les plus hautes, à avoir le droit de faire un enfant.

 

Cela vous parait aberrant ? C’est pourtant le futur que nous présente ce livre (qui n’existerait pas dans ce futur car comme vous êtes connectés en permanence et qu’on peut, via vos lentilles et des sortes d’implants cochléaires, vous faire croire que vous êtes ailleurs sans même votre voisin le sache, pas besoin de lecture, vous pouvez vivre tous vos fantasmes grâce à l’IA).

 

Et qu’importe si ce que vous mettez sur les réseaux n’est pas tout à fait vrai, le but est que cela ai l’air heureux et joyeux car tout le monde doit l’être. Vous n’y arrivez pas, peu importe, des petites pilules peuvent vous y aider.

 

On croit rêver et pourtant en est-on si loin quand on voit le bon que fait l’IA en ce moment ? 

 

En tout cas j’espère ne jamais connaitre ce futur ! 

 

Mais revenons à l’intrigue, on suit différents personnages, en changeant à chaque chapitre, ce qui permet d’avancer rapidement. De plus l’histoire est assez originale et passe d'un roman classique à une sorte de polar.

 

Par contre, si vous êtes comme moi, la fin vous laissera un goût un peu amer.

 

A prendre peut-être pendant les vacances pour réfléchir à l’image que l’on veut renvoyer pour tous ceux qui sont connectés.
 

 

« Nous sommes la somme de nos amours. Et c'est la seule chose qui restera de nous." On l'a comparé à Gandhi, à Einstein, à Lénine. Des foules l'ont acclamé. Des milliardaires lui ont tapé sur l'épaule. Les damnés de la terre l'ont imploré. Aujourd'hui, son nom nous fait sourire, tout comme son invention : la méthode Coué. Singulier destin que celui d'Émile Coué, obscur pharmacien français devenu célébrité mondiale, tour à tour adulé et moqué. La vie meilleure retrace l'histoire de ce précurseur du développement personnel qui, au début du XXᵉ siècle, pensait avoir découvert les clés de la santé et du bonheur. Un homme sincère jusque dans sa roublardise, qui croyait plus que tout au pouvoir des mots et de l'imagination. Avec ce roman lumineux aux accents intimes, Étienne Kern rend hommage à ceux qui cherchent coûte que coûte une place pour la joie.


Je croyais connaitre le méthode Coué, tout le monde en a déjà entendu parler :  « je vais bien, tout va bien ».
Mais sait-on vraiment de qui elle provient et quel est son but ? 


Tout est dans ce petit livre, très intéressant. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire car le peu que je pourrais en dire vous enlèverais la saveur de la découverte.


Par contre, en y regardant bien, on se rend compte que tous les coachs ou vendeurs de bonheur d’aujourd’hui ne font rien de plus que nous proposer ce que la méthode Coué préconisait, à savoir répéter : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux » (phrase que John Lennon a repris dans sa chanson Beautiful boy).


A méditer et utiliser sans modération.

 

En 1938, Manod a dix-huit ans, elle vit sur une petite île battue par les tempêtes au large du pays de Galles avec sa soeur cadette et son père pêcheur de homards. Elle aimerait partir sur le continent et devenir professeure. Un jour, une baleine s’échoue sur la plage. Peu après, deux ethnologues débarquent d’Angleterre pour étudier le mode de vie et le folklore des habitants. À leur contact, un monde nouveau s’ouvre devant elle, ses rêves paraissent soudain possibles. Dans un style épuré extrêmement évocateur, Elizabeth O’Connor traduit les espoirs, les doutes, le coeur battant d’une jeune fille qui aspire à une autre vie.


Bizarre ce petit livre…


Au début, je me suis dit que j’allais le reposer car il me semblait décousu et dépourvu d’intérêt.


Et puis je me suis prise d’une envie de suivre la vie de Manod et de voir ce qui allait vraiment lui arriver : espoir et désillusion ou au contraire rêve et gloire ? 


En tout cas il faut savoir lire entre les lignes et je pense même ne pas avoir tout découvert.


On a pu comparer ce livre à du Jane Austen, je n’irais quand même pas jusque là mais l’histoire change un peu de ce qu’on trouve en ce moment et reflète, je pense, bien la vie d’une insulaire durant ces temps de guerre.


Qui plus est, le roman se lit vite et bien. Il m’a permis de passer un agréable moment.

 

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Ellis a toujours trouvé refuge dans la Forêt Sauvage : un lieu magique caché derrière le massif de mûres qui borde le terrain des mobil-homes où elle a grandi. Dans cet îlot de verdure, le bruissement des feuillages et le murmure apaisant du ruisseau devenaient ses confidents les jours où sa mère buvait trop.
Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se réfugie au milieu des arbres quinze ans plus tard, accompagnée de ses jumeaux de quatre ans et de son bébé, Viola, le jour où elle découvre l’infidélité de son mari. Mais le croassement des corbeaux, l’agitation de ses garçons et son tumulte intérieur lui font commettre l’irréparable. Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu, comme avalée par la forêt.
Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car même si elle lui a enlevé son enfant, la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…
Dans la grande tradition du nature writing, un roman envoûtant et magnétique traversé par les thèmes universels de la résilience et du pardon.


Par rapport à d’autres actuels, ce livre parait imposant : en effet, il fait presque 600 pages mais il se lit vite. 


L’histoire est belle même si elle semble un peu tirée par les cheveux. Mais rappelons-nous que nous sommes aux USA et ce qui s’y trame ne pourrait pas forcément avoir lieu en France, il faut bien penser à cela avant de dire « c’est du grand n’importe quoi ! ».


La place de la nature y est prépondérante vu qu’il s’agit d’un « nature writing ».


Personnellement il m’a fait penser à des romans comme « Là où chantent les écrevisses » ou « Betty », beaux romans qui ne sont pas feel-good mais amènent un peu de bonheur à l’existence.


Pourquoi ? Parce qu’on oublie souvent que la nature était là avant nous, qu’elle sera encore là sûrement après nous et que c’est vers elle qu’on peut se tourner quand cela va mal.


N’avez-vous jamais essayé d’aller vous promener le matin vers 7-8h dans les bois : tout est calme, les oiseaux se réveillent, on peut voir passer un écureuil ou même un renard (comme ce fut le cas pour moi, la semaine dernière).


Le temps semble s’envoler et on retrouve sa sérénité. (Ceux qui sortent chaque jour le savent, quelque fois, la météo fait dire « oh non, pas cette fois ! » et pourtant, même sous la pluie, quand on commence à regarder autour de soi la nature apporte beaucoup).


C’est ce que semble vouloir démontrer l’auteure dans cette œuvre. A chaque passage à vide des personnages, c’est dans la nature qu’ils retrouvent, à défaut de bonheur, un peu de tranquillité d’esprit et l’envie de revenir à la vie.


On suit ainsi la vie d’Ellis qui a perdu son enfant Viola. Enfin perdue, pas pour tout le monde… Car dans le même temps on va suivre aussi la vie de Viola devenue Raven qui a été adoptée par celle qui l’a kidnappée. 


De fil en aiguille, de tranches de vie par tranches de vie, ces deux âmes sauront-elles se retrouver et dans le même temps, se retrouver elles-mêmes ?


Une belle histoire à lire sous les étoiles ou sous un arbre (vu la température actuelle). 

 

Livre abandonné:

Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté. C'est le premier roman de Katherine Arden.

 

Ceux qui me connaissent le savent, j’adore les histoires : en lire, pour moi, pour les autres, en raconter. 


Lorsque j’étais petite, j’adorais les livres sur les contes du monde entier et ceux venant de Russie me faisaient rêver avec ces sorcières comme Baba Yaga ou au contraire ces princesses revêtues de beaux manteaux de fourrure comme Vassilissa la sage, ces grands généraux comme Michel Strogoff pour ne citer qu’eux.


Par contre, maintenant que je suis, on va dire adulte pour ne pas dire vieille (on ne l’est pas à 52 ans n’est-ce pas), je ne lis plus guère de fantasy. Mais quand j’ai vu celui-ci, je me suis dit pourquoi pas.


Et bien j’ai tenté, mais arrivée à la 100ème page, j’ai abandonné.


L’écriture n’était pas assez rapide, pas assez poétique. J’ai trouvé qu’il y avait trop de détails et pas assez d’émotions. De plus, le tout était très embrouillé : les personnages qui changent de nom à chaque page parce qu’une fois on les appelle par leur prénom de naissance, puis par leur surnom (et ce sachant qu’ils sont nombreux), des listes de famille, des explications qui n’apportent rien à la trame de l’histoire.


Sachant, qu’en plus, il y avait 3 tomes, j’ai dit stop. 


Dommage j’aurais bien voulu connaitre tout de même le mystère que cachait cette jeune fille….
 

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1 juin 2025

Des petits cadeaux en crochet (3)

 

Bonsoir, 

 

Oui, le week-end, long pour certains, se terminent déjà.

 

J'espère que tout le monde a pu en profiter. Zom lui a fait du zèle, il a voulu couper un frêne qui poussait de façon anarchique. Résultat frêne 1, zom 0. Mais 1 Lumbago en prime.

Et un zom qui ne peut rien faire alors que le soleil brille dehors, je vous jure que ce n'est pas facile à retenir!

 

Mais passons à notre titre. J'ai voulu, il y a quelques temps, faire un petit cadeau à un tout jeune garçon.

J'ai donc demandé à sa grand-mère s'il y avait quelque chose qui le passionnait.

 

De devant, avez-vous deviné de quoi il s'agit? 

 

 

De l'arrière est-ce plus facile avec cette longue queue? 

 

 

Et sa jolie crête, vue de dessus:

 

 

Allez je vous montre son meilleur profil:

 

 

Il s'agit bien d'un petit dinosaure qui pourra au choix être posé sur un meuble ou, avec son attache, être mis en porte clef pour aller sur un sac d'école par exemple.

 

 

Le cadeau a bien plu, mais le deal que j'ai voulu faire un peu moins: ne pas faire râler sa grand-mère pendant les devoirs qu'il fait chez elle (surtout en ce qui concerne la lecture). 

 

Voilà, ce sera tout pour ce soir, passez un beau début de semaine et à bientôt.

 

PS: il s'agit bien sûr, comme pour les 2 derniers amigurumis, d'un modèle de So Croch.

 

 

L'antre des Fées
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