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L'antre des Fées
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8 juillet 2026

Enfin...

Bonjour, 

 

Comment allez-vous en cette fin de journée de mercredi.

 

Ici ça va encore chaudement comme beaucoup d'entre vous je suppose!

 

Pourquoi "enfin" dans le titre? 

 

Il faut savoir que lorsque j'ai ouvert ce blog, il devait surtout y être question de broderie. Et au fil des années, et surtout les derniers temps, il y en a eu de moins en moins. 

 

Mais que voulez-vous, j'ai une sale manie, je choisis toujours des toiles très grandes qui mettent un temps fou à être terminées. Alors là, je me suis dit que j'allais vous montrer l'avancée de mon dernier gros chantier.

 

Il s'agit du modèle A symphony of frienship de Cottage Garden Sampler.

 

Deux nouveaux oiseaux sont venus se poser sur mon arbre.

 

Le premier: 

 

 

Et le second: 

 

 

 

Une fois chaque oiseau terminé, je brode les feuilles correspondantes à sa partie du modèle. En effet, les feuilles et l'arbre sont en fil dégradé et donc à faire point par point. J'avais peur de me lasser de ne faire que des feuilles alors que les oiseaux sont en DMC classique. 

 

Je jongle donc entre les 2.

 

Et voici où j'en suis pour le moment:

 

 

 

Il reste encore 2 oiseaux, des feuilles, les coeurs de l'arbre, des glands et tout le tour. Autant dire encore un sacré travail mais j'aime bien le rendu.

 

Et vous? 

 

Sur ce, passez une belle soirée et à bientôt! 

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4 juillet 2026

A 10, je m'arrête.

Bonsoir, 

 

Comment allez-vous bien? Ici le temps est toujours au beau fixe mais les nuits sont plus fraiches et le vent est présent ce qui permet d'avoir une température bien agréable dans la maison.

 

Pourquoi le titre dit-il: 10 et je m'arrête? 

 

Tout simplement parce que depuis mon dernier message, 10 livres sont déjà passés entre mes mains et que je considère que 10 est un nombre suffisant pour réaliser un poste.

 

Voilà qui est chose faite. 

 

je reviens vite vous montrer d'autres petites choses donc si vous n'aimez pas la lecture, passez votre chemin. Sinon bonne lecture de mes critiques.

 

Belle soirée et à bientôt 

 

« Papa ! », le plus beau mot du monde, celui qui naguère suffisait à effacer tous les tracas.
Le petit Wolfgang adore son père, Léopold Mozart, son guide, son modèle, son dieu vivant. Mais vient le temps où l'enfant prodige s'élève plus haut que le maître, et l'admiration se mue en dédain. L'un rompt, s'émancipe, grisé de passions nouvelles ; l'autre souffre, se résigne, cède sa place, contraint d'inventer des liens différents. Un drame silencieux qui, peut-être bien, s'immisce dans toute relation entre père et fils...
Avec la grâce du compositeur, Éric-Emmanuel Schmitt fait vibrer le plus déchirant des chants, celui de l'amour filial et paternel quand il est nourri d'un attachement aussi tendre que maladroit, celui de deux êtres que la vie sépare mais que la musique ne cessera jamais de réunir.

Le nouveau Schmitt est arrivé dans ma médiathèque et bien sûr, il a vite atterri sur ma PAL (Pile à lire).
Alors, je suis d’accord, il n’est pas aussi transcendant que certains autres romans de l’auteur. Il peut même être lent à certains moments. 
Mais voilà, c’est du Schmitt et donc ça se lit bien et vite. En 1 journée, les 190 pages étaient avalées.
On découvre dans ce roman l’histoire de Mozart (fils et père). Mais ici, l’auteur joue avec la relation Père-fils :
-    Du tout petit enfant pour qui son père est un Dieu vivant
-    A l’adolescent qui commence à prendre son envol et trouve son père un peu « ringard » 
-    Au jeune adulte qui veut totalement s’émanciper du côté paternel
-    Et enfin à l’adulte qui regrette, alors que son père est déjà parti, de n’avoir pas pu lui dire combien il l’aimait. 
Wolfang ne déroge pas à la règle et va passer par ces 4 étapes de la vie d’un fils vis-à-vis de son père Léopold.
Cela permet de découvrir la vie de ce grand artiste par un biais un peu moins commun.
N’attendez donc pas de suspens, on sait comment Mozart a terminé sa vie mais redécouvrez le, peut-être, sous un nouveau jour.

 

Sur ce paquebot, personne n'est ce qu'il prétend être.
Septembre 1974, le France effectue sa dernière traversée. Les marins, qui refusent son démantèlement, organisent une mutinerie, prenant en otages équipage et passagers.
À bord, trois femmes avancent dans la tourmente. Jane, passagère de Première classe. Charlie, coiffeuse sur le navire. Rose, femme de chambre. Elles ont embarqué en secret pour retrouver Alice, mystérieusement disparue à bord.
Dans cette poudrière qu'est devenu le France, la quête de vérité a un prix, et fait ressurgir les ombres du passé.
Sur fond d'histoire vraie, Zoe Brisby livre un roman haletant sur la mémoire, la justice et la reconstruction.

J’ai déjà lu plusieurs romans de cette auteure, il était donc naturel que je tente celui-ci.
L’histoire est bien écrite, les pages se tournent rapidement. Mais j’ai noté beaucoup de redondances et de répétitions. C’était peut-être un style voulu de l’auteure mais j’ai eu l’impression de relire des passages entiers plusieurs fois. 
J’ai été ravie de découvrir un pan de l’histoire de notre pays que je ne connaissais pas : l’histoire du paquebot le France.
Car c’est bien de lui dont il s’agit dans ce livre et de sa dernière traversée. 
Certains s’en souviennent peut-être. Pour ma part, j’avais 1 an, j’étais trop petite. Après la lecture de ce livre, je comprends mieux les paroles de la chanson de Sardou.
L’auteure se sert donc de ce passage réel pour mettre en place l’histoire de 3 femmes imaginaires (ou plutôt 4, la dernière manquant à l’appel ; c’est elle que viennent chercher les 3 autres). 
Malheureusement, dès la moitié du livre, j’ai su que je tenais le fin mot de l’histoire et cela s’est révélé exact à la lecture des dernières pages. Cela a un peu gâché mon plaisir.
Il n’en reste pas moins un roman agréable à lire même si je pense qu’à part le côté concernant le bateau, je n’en garderai pas un grand souvenir. 

 

À soixante-treize ans, Lucette étouffe. Convaincue qu'il n'y a pas d'âge pour changer de vie, elle quitte son riche mari sur un coup de tête. Une fois divorcée, cette septuagénaire excentrique investit alors ses économies dans une grande maison et en propose les chambres à la location. Objectif : apprendre toujours plus d'expressions de jeunes, et si possible, retrouver ses vingt ans au passage (au moins dans sa tête). Au sein de cette auberge espagnole peu ordinaire, les vies de Lucette et de ses pensionnaires vont faire bien plus que se côtoyer : c'est une grande métamorphose collective qui les attend. Karine, la quadragénaire récemment licenciée, Morgane, la tatoueuse rebelle, Nicolas, l'étudiant en biologie qui compose avec son autisme, et Serge, le romancier en retraite d'écriture. Cinq personnages atypiques dont le point commun est de cacher une blessure profonde. Et si, pour guérir, il suffisait de se soutenir les uns les autres ?

Vous cherchez un roman à lire sur un transat, au soleil, ou même dans un canapé durant un week-end mais sans prise de tête aucune. Voilà le livre qu’il vous faut.
C’est gentillet, c’est mignon, ça se lit facilement, pas besoin de réfléchir.
Mais, parce qu’il y a un mais, c’est un peu trop mignonnet pour moi ; un de temps en temps de ce style ça va, au milieu du reste mais point trop n’en faut.
Comme lecture de vacances, qu’on oubliera rapidement, c’est bien. 

 

Dominic Salt et ses trois enfants sont les gardiens de Shearwater, une île perdue au milieu de l'océan Austral. Abritant la plus grande banque de graines au monde, le site accueillait jusqu'à il y a peu de nombreux chercheurs que la montée des eaux a contraints à partir. C'est aux Salt, désormais seuls sous la menace inexorable des élé-ments, qu'il revient de choisir les semences qui seront sauvées et dont l'avenir de l'humanité pourrait bien dépendre.
Un soir de tempête, une femme s'échoue sur le rivage, miraculeusement en vie. D'où vient-elle ? Et que cherche-t-elle ?
Bientôt, des secrets enfouis referont surface. Et chacun devra affronter ses fantômes.
Mêlant suspense, réflexion écologique et tragédies familiales, Charlotte McConaghy signe un thriller polyphonique addictif sur la quête de communion et de beauté dans un monde au bord du précipice.


Encore une fois, je vais me faire l’avocat du diable dans cette critique.
En effet, ce livre a reçu de nombreux éloges et a même gagné le prix Babelio de cette année.
Et pourtant…
Mais reprenons au début. Quand je l’ai eu entre les mains, j’ai trouvé la taille correcte : 370 pages, pour un roman c’est le standard actuel.
J’ai commencé ma lecture très intéressée : le sujet changeait un peu des romans habituels.  Le côté un peu sombre de l’ile me rappelait le roman « vers ma fin », le côté isolé me rappelait également le film « Le phare » avec Robert Pattinson, sauf qu’ici, c’était une famille entière qui était venue s’isoler sur l’ile. 
Et puis, chaque chapitre était raconté par un des protagonistes et donc l’auteure nous dévoilait des informations aux compte-gouttes faisant ainsi perdurer le suspens : : qui était vraiment Rowan ? qu’était-il arrivé à Hank et à Alex ? (et je ne vous dirai pas qui est Hank ou Alex pour  ne pas fausser votre lecture) la famille était-elle vraiment ce qu’elle disait être ? 
J’avoue à un moment je me suis même demandé si je n’étais pas dans le film « les autres » avec Nicole Kidman. 
Seulement voilà, au bout de plus de 100 pages, même si le suspens était là, j’ai commencé à tourner en rond.
C’est beau de raconter la vie sur une ile déserte, les otaries, les oiseaux… mais une île déserte, comme son nom l’indique est bien déserte et il ne s’y passe pas grand-chose.
J’ai donc commencé un peu à m’ennuyer. 
Mais le livre avait tellement de bonnes critiques et comme je voulais quand même savoir la fin, je me suis dis que j’allais continuer la lecture. (il me restait 200 pages, ce n’était pas la mer à boire. Vous avez vu, je suis sur une île et je veux boire la mer… bon ok, le jeu de mots n’était pas terrible. Surtout que la mer, sur l’île, elle ne semble pas très appétissante : sombre, glauque, tourmentée.)
Continuons donc à tourner les pages. 
En arrivant sur la fin, le rythme s’est accéléré. Tout le scénario s’est mis en place. 
Mais que de tristesse dans cette histoire : entre tous les morts, la destruction du monde dont on nous parle, les feux, les maladies, le réchauffement climatique, la montée des eaux et j’en passe, plus démoralisateur vous repasserez.
Je sais que c’est un enjeu actuel mais on peut en parler de façon plus enjouée tout de même. (Prenez le livre ou film « le monde à l’envers » de Vanier par exemple).
Bref, j’ai tourné la dernière page en me disant que, effectivement, c’était un livre qui sortait de l’ordinaire (ça c’est certain, on n’est pas dans le feel-good dégoulinant de bonnes intentions du tout) mais que si on était un peu déprimé (e ), il donnait plus envie de se jeter par la fenêtre que de voir la vie en rose.
Au final donc un peu mitigée. Je l’ai terminé mais pas sûre que je le recommanderais à quelqu’un car on ne peut pas dire que j’ai passé un « agréable » moment. 
Je vous laisse, après cette longue critique, vous faire votre propre point de vue si vous pensez le commencer ou l’avez déjà lu. 

 


Fille modèle d'une famille parisienne en vue, Izya, le bac en poche, se tourne naturellement vers le droit, destinée à un avenir très prometteur. Le chemin, pour elle, sera sans embûches et tout tracé. Quelques années plus tard, sur la côte basque, Izya prend doucement ses marques dans son petit appartement, et se dévoue pleinement aux résidents de l'Ehpad dans lequel elle vient d'obtenir son premier poste d'aide-soignante. Pour elle, tout a changé. Un drame difficile à oublier, une injustice impossible à pardonner. C'est désormais loin des siens, face à l'océan hostile et rassurant, qu'Izya devra trouver la force de réapprendre à vivre.
 
Lorsque je dois choisir un livre, je lis d’abord le 4ème de couverture puis si cela semble intéressant, je vais voir les critiques. Celui-ci en avait de bonnes donc je me suis dis que j’allais tenter.
Alors que dire sur ce livre…
Izya a quitté la vie parisienne et ses parents nantis pour la vie de province et un poste d’aide-soignante dans un EHPAD.
Jusque-là, tout semble normal. 
J’ai bien compris que ses parents avaient de l’importance sur Paris dès les premières pages et qu’une histoire sordide s’y était passée car Izya a mis plus de 2 ans à s’en remettre.
Pour faire durer le suspens, l’auteure ne nous dit pas ce qu’est cette histoire sordide.
On avance petit à petit dans l’histoire, puis l’ancienne meilleure amie d’Izya se met à lui envoyer des mails et c’est là que la tragédie s’explique.
Mais que de points faibles, je trouve, dans ce roman :
-    Tout d’abord, le métier d’aide-soignante. Je l’ai réalisé durant des étés lorsque j’étais étudiante et on est loin d’avoir le temps que prend Izya avec tous ses patients. Si le monde était ainsi, il n’y aurait aucun scandale dans les EPHAD. L’auteure, dans ses remerciements, parle d’une personne qu’elle connait et qui fait ce métier, je voudrais bien savoir où elle travaille.
Ensuite et attention spoile, ne lisez pas si vous n’avez pas lu le livre….
-    Le père d’Izya est ministre. Vous n’allez pas me faire croire que suite à l’accident qui a ravagé la jeune fille, la presse ne s’est pas emparée du truc  et que son visage est inconnu. Aujourd’hui, le moindre fait divers se passe et les chaines nous montrent en boucle les protagonistes alors imaginez la fille aristocrate d’un ministre, d’un juge important et la petite fille d’un garde des sceaux… Je ne crois pas une seconde à l’incognito d’Izya. Surtout que son père vient la voir à un moment et là bizarre, pas de paparazzi dans le secteur, rien. 
-    Et la fin !! Les 2 copines victimes de la fameuse histoire qui se mettent d’accord pour dire que c’est un complot, qu’elles doivent s’éloigner de tout cela mais qui laissent le pauvre Ismail en prison. Euh ??? C’est moi ou si tu veux prendre ton envol, tu remets les pendules à zéro. Surtout qu’apparemment Izya était amoureuse d’Ismail.
Bref, une histoire qui aurait pu être agréable si elle n’avait pas été cousue de fil blanc pour tenir le lecteur en haleine. (et j’ai dû en oublier dans le lot)
D’un autre côté, c’est bien écrit, ça se lit vite et si on n’y regarde pas trop, on peut y trouver son plaisir. Mais perso, je passe mon tour.

 

Thalie, 16 ans, vit avec ses parents, Gabriel et Sandrine, dans la Cité de Sainte-Foy au Québec. Nul n’a le droit de franchir le Mur qui entoure la ville et protège ses habitants de la dévastation et du chaos qui sévissent au-delà.
Chaque printemps et jusqu’au retour des neiges, Sandrine quitte son amoureux et sa fille pour reboiser le Nord du pays avec un groupe de femmes. Cette année, Thalie obtient le droit de l’accompagner. Loin de toute forme de civilisation, au contact de ces planteuses d’arbres généreuses et acharnées, l’adolescente découvre un monde insoupçonné, où la nature est omniprésente, où la sororité règne, où tout semble encore possible.

 

Dans son livre, l’auteure nous parle de Margaret Atwood. Et elle fait bien car son livre reprend de nombreux thèmes de la « servante écarlate » :
-    La terre totalement dévastée,
-    Des femmes devenues stériles,
-    Certaines auxquelles on retire leur bébé pour les donner à des familles nanties qui ne peuvent en avoir, 
-    Une surveillance de tous les instants.
Au milieu de tout cela, un groupe de femmes tentent de reboiser une partie du monde devenu désert et de s’émanciper de cet univers dans lequel elles ne se reconnaissent plus.
Au début j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Je ne suis pas très romans d’anticipation. De plus c’est écrit en Québécois avec des tournures de phrases que nous n’utilisons pas forcément en français et des mots inconnus (il y a bien un glossaire à la fin du livre mais je n’aime pas devoir regarder à chaque fois). J’ai donc failli reposer le livre plusieurs fois.
La deuxième partie du livre est centré sur la vie de Sandrine (alors que la première était sur Thalie). Elle est un peu plus prenante surtout qu’elle permet de lever le voile sur de nombreuses questions. Je l’ai donc lue plus rapidement. 
Mais finalement, je trouve que ce livre sent un peu le réchauffé par rapport à d’autres déjà lus. A garder surtout pour le futur que nous ne voulons pas avoir (surtout en ce temps de canicule).

 


 Huit femmes embarquent pour un road-trip de deux semaines en Islande.
Elles n'ont rien en commun, ou presque. Il y a Rose et Lou, le duo mère-fille ; Stéphanie, célibataire sans enfant ; Sarah et Chloé, les deux jeunes Parisiennes ; Delphine, la cinquantenaire casanière ; Carole, la prof de yoga, et Nadine, la retraitée renfrognée.
Entre écarts générationnels, personnalités et visions de la vie différentes, il n'est pas toujours facile de faire groupe.
Pourtant, de cascades en confidences, de marches en révélations, ce voyage pourrait les transformer au-delà de ce qu'elles avaient imaginé.
Et si, au coeur de cette terre sauvage, elles découvraient ce qui les unit vraiment ?


De Laure Manel, j’avais lu « 5 cœurs en sursis » que j’avais apprécié, j’ai donc retenté l’expérience.
Alors ce livre est bien un livre de femmes pour les femmes. D’ailleurs quand je l’ai résumé à mon mari, il m’a bien répondu « oui, rien de transcendant quoi !! »
Et c’est là que je dis que c’est un livre de femmes car l’auteure nous fait découvrir la vie des 8 protagonistes dont l’âge varie de plus de 60 à moins de 30 ans. 
Chacune de nous pourra donc se retrouver un peu dans l’une d’entre elles. Il y a la retraitée, la femme en pleine ménopause, la quadra working girl, la coach en bien être qui ne jure que par le respect de sa vie intérieure, la jeune maman qui ne sait plus où elle en est, le cinquantenaire qui vit une nouvelle histoire d’amour, les deux jeunes parisiennes (alors que les autres sont plus campagnardes).
Vous l’aurez compris, quelque que soit votre âge, votre profession, votre vécu, vous allez forcément vous dire « ah oui, moi aussi je suis passée par là ou une amie ».
Et c’est ça qui fait que ce livre fonctionne bien et qu’on a envie de suivre le périple de ces femmes qui peuvent nous ressembler. 
Pour nous inviter encore plus à les suivre, l’auteure joue bien le jeu du suspens sur les histoires de certaines d’entre elles.
Tout le monde n’est pas réellement ou ne ressent pas réellement ce qu’il dit.
Par contre, on est toujours dans du feel-good avec un voyage initiatique qui va faire que chacune va repartir complétement changée et prête à dévorer la vie à pleines dents.  Ici cela change un peu dans le sens où l’on se retrouve en Islande et qu’on peut découvrir un peu plus cette ile. L’auteure a même mis un QR code à la fin avec des photos personnelles quand elle y est partie.
Mais le voyage initiatique, c’est du vu et revu. Donc on emmène en lecture de vacances pour ne pas se prendre la tête mais n’en demandons pas plus. C’est bien écrit, ça se lit vite et bien et c’est souvent ce qu’on demande à un livre. 

 

Quand Alice se rend chez sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis trois jours, celle-ci a disparu. Dans la chambre, quelques affaires éparpillées laissent penser à un départ précipité. Alors qu’elle remet un peu d’ordre, Alice découvre une vieille boîte à chaussures contenant quelques objets du passé. Face à une photo en noir et blanc, quelques cartes postales d’un mystérieux inconnu, une lettre et un mot énigmatiques, Alice comprend que sa mère, dont elle a toujours été très proche, a préféré malgré tout taire une partie de sa vie. 
Où Marguerite est-elle partie ? Pourquoi ? Quel est son secret ? Et qui est cet amour dont elle n’a jamais parlé ? Au fil de ses recherches, il se pourrait bien que certaines révélations viennent remettre en question la propre existence d’Alice

 

Je me suis lourdement trompée sur ce roman.
Lorsque j’ai lu le titre, j’ai pensé « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
», « la vie rêvée des chaussettes orphelines » et j’en passe.
Je me suis donc tout de suite propulsée dans un roman pas forcément drôle mais raconté avec un côté humoristique.
La couverture m’avait aussi semblée aller dans ce sens.
Mais ne cherchez rien de drôle dans ce roman. Il s’agit encore une fois de mystères de famille que l’on découvre au fur et à mesure avec en fond des histoires d’amour et l’exode lors de la 2nde guerre mondiale.
Alors c’est bien écrit, les pages se tournent facilement, cela peut en faire un bon roman d’été.  Même si certains dénouements se voient comme le nez au milieu de la figure.
Je passerai sous silence le côté ésotérique de certains passages (qui parlent d’expérience de mort imminente). Ne l’ayant jamais vécu, je ne peux extrapoler sur leurs véracités.
Mais, car il y bien un mais, j’ai trouvé un gros « hic » dans ce livre.
Et attention, je vais spoiler un peu.  Dans son journal, Marguerite raconte qu’elle s’est fait déflorer alors qu’elle vivait à la ferme. Or elle est arrivée à la ferme vers ses 10 ans et en est partie 4 ans plus tard. Ce qui voudrait dire qu’elle a couché avec un homme avant ses 14 ans ? Cela ne choque que moi !! (sachant que c'était voulu).
En refermant ce livre, je crois que c’est la chose qui m’aura le plus marqué. Ou alors je suis trop prude. Allez savoir.

 

"Le jour où je suis devenue une meurtrière, j'ai cessé d'aimer les mirabelles." Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l'attend aux champs. Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées "déviantes". Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l'irréparable ? De la France de nos grands-parents jusqu'à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l'extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées.

 

J’apprécie beaucoup la plume de Marie Vareille : elle sait raconter les histoires avec simplicité mais toujours avec sincérité.
Ici, on ne déroge pas à la règle, et l’on va suivre l’itinéraire de plusieurs femmes qui sont toutes liées par des secrets de famille (oui je sais que c’est un thème récurrent en ce moment mais, dans ce roman, il est traité de telle façon que l’on oublie que xx auteurs ont déjà utilisé le sujet avant).
M. Vareille fait raconter l’histoire par plusieurs femmes à la fois mais pas toujours à la même époque.
Célestine, elle, raconte l’histoire dont elle se souvient du haut de ses 107 ans.
Solange, nous raconte son quotidien, à une autre époque, via des lettres qu’elle envoie à Jeanne, son amour, sa vie. Mais qui est Jeanne ? Je me suis mainte fois posée la question jusqu’à ce que la vérité soit révélée et que Jeanne, à son tour, prenne la parole.
Et puis il y a Biquette, à qui Célestine raconte cette histoire pour qu’on ne l’oublie pas. Qui est Biquette ? 
L’histoire toute entière sera traversée par les 2 grandes guerres. On découvre, durant tout ce temps, le quotidien de ces femmes, courageuses, qui devaient obéir aux lois des hommes et n’avaient pas la chance qu’ont les jeunes filles d’aujourd’hui.
Bref, je résume un peu de travers cette très belle histoire, témoignage de ce qu’on pu vivre nombre de nos arrières grands-mères, puis grands-mères ou même mères. 
Il est bon de rappeler que tous les avantages que peuvent avoir les femmes aujourd’hui résultent du combat d’autres femmes et d’hommes qui ont su croire en elles.
Ce roman parle aussi de la maladie mentale, de ce qu’on pouvait faire subir d’atrocités à des jeunes filles qu’on pensait déviantes car ne rentrant pas dans le moule. 
Cela m’a rappelé un documentaire que j’avais vu il y a quelques années sur l’homosexualité et des traitements très durs (électrochocs et autres) infligés à des hommes qui étaient attirés par d’autres hommes. Jusqu’où la cruauté peut-elle aller quand on a peur de l’autre et qu’on ne se reconnait pas en lui? 
Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai lu d’une traite. 

 

UN LIVRE ABANDONNE

En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.

 

Que je vous explique…
Il y a quelques temps je suis retournée voir un chirurgien (je ne vais pas vous raconter ma vie mais j’ai été voir un chirurgien il y a peu).
Durant la consultation nous discutions de tout et de rien et nous en sommes venus à parler de littérature. 
Je lui disais que je lisais environ 80 livres par an et là il me demande si j’ai lu le dernier Goncourt.
Je lui réponds qu’à chaque fois que je lis un Goncourt, ça ne « matche » pas et que donc non, je ne l’ai pas lu et que ce n’est pas dans mes intentions.
Il me répond alors que d’habitude, lui non plus n’adhère pas mais que cette fois-ci il a été scotché !
Me voilà donc à chercher ce livre pour le mettre dans ma pile à lire.
Au moment où je l’ai eu entre les mains, je me suis tout d’abord dit que c’était un bien gros pavé mais que j’avais déjà lu ce genre de romans.
Le 4ème de couverture semblait dans l’air du temps : une histoire de famille, sujet que l’on retrouve souvent dans les titres actuels.
J’ai lu les 40 premières pages et, là, tout s’est embrouillé. Il y avait beaucoup de noms, de filiation ou autres. J’ai reposé le livre et me suis endormie.
Le lendemain, je me dis que je ne dois pas rester sur un échec, je devais être fatiguée le soir précédent, je reprends le livre et relis les mêmes pages. C’est déjà plus clair alors je me dis : « continuons ».
J’ai tenu jusqu’à la page 250 ! Mais non, impossible de continuer. C’était lent, long, trop long, sans saveur (en tout cas pour moi). 
Dommage car l’histoire semblait intéressante. Cependant malgré cela, j’ai dû le reposer. Tant pis pour moi, je ne connaitrai pas la fin de cette histoire de famille. (ou alors peut-être que je demanderai à mon chirurgien quand il m’opérera dans 3 semaines.)
Désolée pour le Goncourt, encore une fois ce fut NON !

 

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