C'est variable!
Bonjour,
Aujourd'hui c'est mercredi et chez nous le ciel est un peu gris-gris.
Pourquoi ne pas en profiter pour rajouter quelques livres à notre PAL? (enfin plutôt en rajouter pour vous et en enlever pour moi puisqu'ils sont terminés).
Ces dernières lectures ont été variables: de très bonnes et de moins agréables, voir totalement rejetées.
On commence?
Et pour ceux que la lecture n'intéresse pas, et bien reprenez votre vie en fermant cet onglet de votre ordinateur ou téléphone.
Pour les autres, bonne lecture et à bientôt!
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_ccf985_celle-que-je-suis.jpg)
Valentine vit dans une petite résidence d'une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d'une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu'elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies. Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu'au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan...
L'arrivée d'un couple de voisins âgés dans l'appartement d'en face va complètement bouleverser sa vision du monde. Car comment résister à la bonté de Guy, qui se conduit avec Nathan comme le grand-père qu'il n'a jamais eu ? Comment refuser la tendresse de Suzette, cette femme si maternelle, elle qui a tant manqué de mère ? Peu à peu, Valentine se laisse apprivoiser.
Jusqu'au jour où elle commet une minuscule imprudence aux conséquences dramatiques... Mais une chose change tout, désormais : elle n'est plus seule pour affronter son bourreau et reconstruire sa vie volée.
Les féminicides, les violences faites aux femmes… Souvent lorsqu’on entend cela dans les journaux télévisés, on se dit que jamais on ne laisserait faire cela à une voisine. Et pourtant c’est délicat de rentrer dans la vie privée des gens et comment réellement savoir ce qui se passe derrière les murs des maisons.
Lorsque j’ai commencé ce roman, j’ai tout de suite été happée par la douleur de Valentine. Comme l’auteure le dit, on croit toujours que jamais cela ne pourrait nous arriver car personne ne se laisserait faire ainsi et ne resterait auprès de son bourreau, or ce n’est pas si facile. Certaines personnes savent très bien manipuler leur entourage.
Sur les 200 premières pages, j’ai été souvent limite nauséeuse en voyant tout ce que Valentine pouvait supporter, toute cette horreur vue ou entendue par son fils. J’avoue avoir eu du mal à lâcher mon livre pour enfin éteindre la lumière et cela m’a un peu hanté durant la nuit.
J’avais vite envie de savoir la suite. Et je l’ai terminé en 2 jours.
Par contre, j’ai été un peu déçue par le côté un tantinet feel good de la fin : l’apparition de Marie (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler) et l’histoire de Vincent étaient-elles nécessaires ? Le dénouement était un peu trop prévisible.
En tout cas, une belle découverte que cette auteure que je n’avais jamais lue même si le sujet est vraiment très dur et l’histoire tout autant. Cœurs sensibles s’abstenir.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_46c6e1_un-abri-de-fortune.jpg)
« Avec un peu d'amour, on fait de grandes choses. En deux années, mes voisins ont transformé cette bâtisse vosgienne à l'abandon en refuge. Du haut de mon banc et de mon grand âge, je viens chaque jour guetter les changements. Les trois premiers locataires sont aussi cabossés que moi. Un homme qui se remet d'un geste irréparable, une gamine fragile comme un moineau et une femme camouflant la misère sous sa légèreté. Je savais qu'au contact des arbres, des bêtes et du jardin, ils allaient oublier leurs peines et s'offrir un nouveau destin. Quand ils ont fait cette découverte dans les taillis et qu'ils se sont mis à remuer le passé, je me suis demandé jusqu'où tout ça allait les mener. Eh bien, vous allez être sacrément surpris... » Jean
Agnès Ledig, pas de surprise, on est dans le Feel-Good. Pas de côté historique, pas d’apprentissage quelconque, pas de grands mots et d’éloquence. Une histoire dans laquelle on peut tenter de se retrouver ou pas mais qui, dans tous les cas nous émeut.
J’ai apprécié le fait que pour une fois, les personnages ne soient pas riches pour racheter une maison ou autres (c’est souvent ce que je regrette dans ce type de roman : que le commun des mortels ne puisse pas s’y retrouver car jamais il n’est question de problème d’argent). Non, ici, les personnages sortent de l’hôpital, de prison, de dépression et ce sont 2 amoureux de la nature qui vont leur ouvrir la porte de leur demeure pour essayer de les sortir de ce qui les a fait « tomber ». (Après on pourra me dire que réaliser ce type de résidence coûte cher mais il y a quand même des gens qui ont de l’argent en France il me semble).
J’aimerais, qu’ aujourd’hui, on puisse trouver, sur notre sol, plus de maisons de ce style ; des maisons pour accueillir les gens en difficulté sociale, psychique ou psychologique, sans les « parquer » dans des chambres ou des cellules où ils ne peuvent pas remonter la pente mais encore plus s’enfoncer.
En tout cas, une belle histoire de remise en question et d’ouverture au monde.
Et puis, un final auquel on ne s’attendait pas forcément. Un livre qui fait du bien par les temps qui courent.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_a65902_bien-aimee.jpg)
« Le soleil giflait le ciel trop bleu et griffait la tuilerie orange. Hans cligna des yeux, ces couleurs l’agressaient. Un éclair l’éblouit : Les Milles… Elisa… Aix-en-Provence, c’était juste à côté. Où était-elle ? Il ne fallait pas la revoir. Il se retourna une dernière fois vers l’entrée du camp et vit sa liberté si chèrement acquise disparaître derrière les grillages. »
Esther reçoit des mains de son père une curieuse montre au dos de laquelle est gravé un nom inconnu : Hans W. Un mois plus tard, en visitant le camp des Milles, elle aperçoit, sur une photo, la même montre au poignet d’une déportée. Bouleversée, Esther se promet de découvrir qui est cette femme.
Camp des Milles, mai 1940. Aix-en-Provence, mai 2022.
Une plongée dans un épisode sombre et méconnu du passé franco-allemand. Une histoire d’amour brisé, de musique et de guerre.
Lorsque j’ai commencé ce livre, j’ai été très surprise de découvrir qu’il y avait eu, durant la seconde guerre mondiale, des camps en Provence. Pour moi il y en avait un en Alsace : le Struthof, mais pas aussi bas en France !
Et pourtant si ! Même dans cette zone dite « libre » des juifs ont été internés par le gouvernement français, qui devait donner 10 000 juifs étrangers à l’Allemagne, puis déportés à Auschwitz.
Au départ, ce camp qui était en fait une usine de fabrication de tuiles, a servi à interner des Allemands et notamment des intellectuels, des musiciens, des peintres… qui avaient fui l’Allemagne et le nouveau régime. En effet, nombre d’entre eux s’étaient réfugiés dans le Sud de la France, se croyant à l’abri.
Ainsi de nombreuses personnes sont passées par ce camp : adultes ou enfants, françaises ou allemandes (et que dire des Alsaciens qui étaient passés d’une nationalité à l’autre entre 2 guerres), juives ou non, dénoncées ou pas. Dans tous les cas, la plupart n’ont pas eu la chance de pouvoir en sortir.
C’est pour raconter l’histoire de ce camp que l’auteure a écrit ce livre, tout en inventant des personnages fictifs (mais qui auraient pu s’y trouver) que l’on va suivre de bout en bout.
La lecture était fluide, assez rapide et le fait de passer de 1940 à 2022 durant tout le livre permet de faire avancer l’histoire plus vite.
On découvre la vie des internés, leurs difficultés et leurs espoirs en un monde meilleur qui n’arrive pas, voir au contraire. Les difficultés pour certains de devoir faire un choix entre partir en exil et abandonner des gens qu’ils aiment ou rester et risquer leur vie.
Ce que je regrette un peu c’est d’avoir compris très tôt (trop tôt) quel lien unissait tous les personnages.
Mais qu’importe ; il reste un livre pour se souvenir et découvrir un lieu d’histoire.
Pour la petite info supplémentaire, beaucoup de musique est liée à cet ouvrage et la play-liste du roman est disponible sur le site d’Aurélie Tramier. Cela m’a également permis de découvrir qu’Henri Salvador avait chanté sur la musique de Sidney Bechet.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_79a547_precipice.jpg)
" Donner l'alerte, hurler de toutes ses forces ! On allait l'entendre... Mais le cri mourut dans sa bouche, un chaos d'idées se fracassa dans son esprit, une déferlante d'effroi. "
Quel est le prix à payer pour dissimuler l'inavouable ? Lorsque la vérité met vingt ans à remonter à la surface, le désir de vengeance n'en est que plus dévastateur... Guidée par son instinct, Louise Caumont, de la brigade de recherches de Tarbes, se lance dans une course contre la mort : qui sera la prochaine cible et pourquoi ?
Une bonne surprise que ce roman, français, il faut le souligner.
Le roman commence par un meurtre qui n’a pas le temps d’aboutir. Une enquête est ouverte. Puis d’autres meurtres se poursuivent, toujours avec des lettres marquées sur la scène du crime : MPC.
Le lecteur est balloté entre cette enquête et l’histoire d’un groupe de jeunes 20 ans plus tôt, jeunes qui cachent aujourd’hui un terrible secret. On entrevoit entre les lignes une horrible vérité et un acte malveillant perpétré par ce groupe.
Mais le pire n’est pas ce que l’on croit.
L’auteur sait faire durer le suspens même si dès le milieu du livre, je me suis bien doutée que le meurtrier ne devait pas être celui auquel on s’attendait. J’avais trouvé une partie de la réponse mais pas tout. Et j’était loin de m’imaginer tout ce qui allait être mis au jour.
La lecture est fluide et on évite la monotonie par les retours temporels.
Une belle découverte et un roman lu rapidement pour savoir la fin. Un polar comme on les aime.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_38101e_victor.jpg)
"Victor" est un récit de famille. Claudie Gallay y écrit l’histoire de son grand-père, abandonné lorsqu’il était enfant, et y dresse, en filigrane et au gré des narrations familiales, le portrait fictif ou réel de son arrière-grand-père, Victor. Le texte interroge ainsi la fiction : nos souvenirs et les anecdotes transmises étant déjà une réécriture de notre propre histoire.
Ce livre relate une véritable histoire de famille.
En 1990, Claudie Gallay avait déjà interrogé son grand père sur ses origines. Elle en avait tiré peu de choses, ceci dû en partie au grand âge de son aïeul qui ne se souvenait plus en détail de sa vie.
Elle avait alors commencé à écrire l’histoire de son arrière-grand-père en comblant les vides grâce à son imagination.
Et puis lors du Covid, ayant du temps devant elle, elle a décidé de faire des recherches plus approfondies (sans son grand-père cette fois-ci qui malheureusement était décédé entre temps) et nous raconte donc, dans ce roman, les véritables tribulations de son arrière-grand-père Victor, ou en tout cas ce qu’elle a pu retrouver via des archives en tout genre.
On pourrait se dire que cette histoire pourrait être celle de tout à chacun qui a un ancêtre qu’il ne connait pas ou peu.
C’est vrai. Mais Claudie Gallay a le mérite de nous raconter la sienne sans faux semblants. Cela permet aussi de réfléchir à ce que notre arbre généalogique nous a laissé et comment se construire malgré les blessures du passé.
Je ne suis pas sûre de garder un souvenir mémorable de ce livre, petit (180 pages) et donc rapidement terminé mais il aura eu le mérite de me permettre de me remémorer certains souvenirs également le temps de sa lecture.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_e97dd7_l-enigme-de-la-stuga.jpg)
Lykke Andersen mène une vie heureuse, mondaine et épanouie : éditrice accomplie, compagne d’un auteur renommé et mère de jumeaux. À l’occasion de la fête suédoise de l’Écrevisse, elle organise un dîner intimiste dans leur maison en pleine campagne, où seront invités Bonnie, la meilleure amie des garçons, et plusieurs proches du milieu de l’édition. En ce doux mois d’août où les orpins et les rosiers éclosent, l’alcool coule à flots et les convives entonnent à cœur joie des chants traditionnels nordiques. Personne ne peut se douter que le lendemain, ce cadre idyllique se transformera en scène de crime effroyable.
Le cadavre de Bonnie est retrouvé dans la stuga, une petite dépendance dans le jardin, où vivent les garçons. Ces derniers nient catégoriquement avoir commis le crime mais il s’avère que la porte était fermée à clé de l’intérieur…
Huit ans plus tard, Lykke est placée en détention provisoire. Face à l’inspecteur responsable de l’affaire, elle va devoir retracer le fil de l’enquête afin de trouver le véritable coupable du crime.
Ce roman répond à toutes ses promesses : du suspens, un retournement de situation qui m’a semblé un peu improbable ou alors les enquêteurs n’avaient pas très bien fait leur travail de départ et un final en « apothéose ».
En tout cas un policier comme on les attend.
Cependant, pour lire pas mal de titres qui sortent en ce moment, je m’attendais à mieux pour ce livre qui a été encensé par la critique.
A croire que plus les livres sont plébiscités par les critiques, plus ils se lisent mais que d’autres, qui sont tout aussi bons mais d’auteurs moins connus, passent malheureusement entre les mailles du filet.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_35c92b_la-derniere-allumette.jpg)
Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde.
De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère, dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique. Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme,
Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule connaît vraiment son frère…
J’aime beaucoup la sensibilité de Marie Vareille pour avoir déjà lu deux de ses livres. Alors je me suis empressée de découvrir celui-ci.
Au bout de 5 pages, je savais déjà quel allait être le thème de ce roman et je ne vais pas trop spoiler puisque l’auteure en parle dès le 2ème chapitre : ce serait la violence faite aux femmes et aux enfants.
Venant, il y a peu, de terminer « celle que je suis », je me suis dit que non, pas encore une fois ce thème, pas en si peu de temps !
Et puis le livre passant à chaque chapitre soit à un protagoniste différent, soit une époque différente, les pages ont défilé assez vite.
Très vite aussi, j’ai compris pourquoi Abigaëlle ne pouvait pas se souvenir de sa vie d’avant.
Par contre, je ne m’attendais pas à un tel rebondissement à la page 240 !
Avais-je mal lu depuis le début ? J’ai dû retourner en arrière pour vérifier que je n’avais rien loupé mais non, l’auteure savait où elle allait et où elle souhaitait nous emmener.
En clair, attendez-vous à des surprises en lisant ce livre.
J’ai également été très touchée par la fin que nous livre Marie Vareille. Ce livre, bien que racontant quasiment la même chose que « Celle que je suis » m’a laissé en suspens au moment de finir le dernier chapitre, comme le temps d’un petit battement d’aile de Colibri.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_02e40e_un-enfant-sans-histoire-s.jpg)
Je m'appelle Vadim et j'ai cinq ans. Mon petit frère s'appelle Nathan. Maman dit toujours que, de nous deux, c'est moi le plus sage. Mon grand frère s'appelle Volodya. Maman n'aime pas trop quand je parle de lui. D’après elle, il n'existe pas. Volodya, lui, me répète que ce n'est pas grave si les autres ne le voient pas. Et même, que c'est mieux comme ça
Lorsque j’ai ouvert ce livre et que j’ai vu les autres romans de cette auteure, je me suis rendu compte que j’avais déjà lu un de ceux-ci : « Avec elle/ sans elle ».
A l’époque j’avais apprécié le fait d’avoir un livre double dans un seul pour découvrir la même histoire. (En fait d’un côté, le livre raconte l’histoire avec la présence d’une sœur et de l’autre, la même histoire et ce qui se serait passé sans la présence de cette sœur).
Ayant déjà lu un livre d’A. Antoine, je me suis dit que celui-ci devrait me plaire et cela ne s’est pas démenti.
Tout d’abord, la façon dont s’imbrique les chapitres aident à avancer dans le roman.
Je ne spoilerai pas grand-chose en vous disant que quelque chose de grave s’est passé dans cette famille le 3 mai au soir puisque le 1er chapitre nous le dévoile (même si on ne sait pas exactement ce qui s’est passé).
Ensuite tout le long du livre, les chapitres s’enchainent de la façon suivante : 1 chapitre raconté par la mère Marianne, un chapitre raconté par le père Sylvain et un chapitre qui contient une sorte de procès-verbal de ce qu’a pu raconter un témoin de l’affaire le 4 mai. (la baby sitter, la grand-mère, une voisine, la directrice de l’orphelinat où a été adopté Vadim…).
Les chapitres concernant les parents s’étalent sur 1 an avant le drame. Ils vont nous expliquer comment Vadim est arrivé dans leur vie et l’arrivée de Volodya dans la famille.
Mais voilà où réside le mystère : qui est ce Volodya qui au fil des pages va prendre de plus en plus de place ?
Dans certaines critiques de ce livre, j’ai lu que certains étaient restés sur leur faim pour le final. C’est vrai mais il est aussi source de tellement de propositions. Pour ma part, j’aurais ma petite idée…Mais je vous laisse vous faire la vôtre.
En tout cas un bon roman qui se dévore très vite: un peu policier, un peu thriller, un peu épouvante, un peu familial… Comme le dit l’auteure dans ces remerciements, son ouvrage est, de toute façon, impossible à classer.
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_bb2c31_l-ete-ou-tout-a-commence.jpg)
« C’était ce fameux été qui n’existe qu’une fois dans la vie. Cet été que tout le monde a connu, j’espère ; l’été où tout bascule. Oui. Peut-être n’est-ce pas tant le chagrin que la nostalgie de cet été-là – de ce miracle absolu des premières fois, de sa beauté foudroyante. »
Eté 77, dans une petite ville de l’ouest. Friedrich, seize ans, redoute les semaines qui s’annoncent : il doit passer des épreuves de rattrapage après une très mauvaise année scolaire. Pas de vacances en famille pour lui : il révisera chez son grand-père, un homme sévère. Heureusement, il y a Alma, Johann – et Beate, la fille de la piscine, en maillot de bain vert bouteille.
Friedrich va tout découvrir en même temps : l’amour et la mort, l’amitié, la peur, le respect et la confiance.
Jamais il n’oubliera cet été-là.
Avec la sensibilité et la justesse qui ont fait le succès du Parfum des poires anciennes, Ewald Arenz évoque cet âge de la vie où tout semble possible. Un magnifique roman d’initiation où chacun se reconnaîtra.
J’avais lu déjà « le parfum des poires anciennes » que j’avais apprécié. Le 4ème de couverture de ce livre m’a également tout de suite attiré.
Ce roman c’est une page de vie, cela est arrivé à Friedrich, cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous qui aurait été jeune en 1977 (que ce soit en Allemagne ou dans un autre pays).
L’histoire est belle de simplicité : ici, pas de meurtre, pas de super héros, pas de choses incroyables. Juste la vraie vie dépeinte dans ce qu’elle a de pire et de meilleur.
Je résume souvent les livres que je lis à mon mari et dans celui-ci, comme je lui ai dit, c’est un peu comme dans les livres de jeunesse de Pagnol : c’est juste une histoire ordinaire mais qui sort de cet ordinaire de par sa façon d’être écrite.
L’auteur sait mettre les mots justes sur les instants importants, nous faire ressentir les émotions des protagonistes.
Il y a bien sûr un fil conducteur (les parties en italique) qui laisse planer le doute quant à la fin du roman et donc nous entraine toujours un peu plus sur les traces de ces adolescents et des adultes qui les entourent également.
Même si j’ai souvent pensé retrouver des parties d’histoires déjà lues dans d’autres livres, cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture de celui-ci. (et puis après tout, toute œuvre trouve toujours sa naissance dans des souvenirs.)
Au final, un très bon moment passé au fil de ces pages.
Un livre que j'ai moins aimé et lu en diagonale:
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_163661_son-odeur-apres-la-pluie.jpg)
C’est une histoire d’amour, de vie et de mort. Sur quel autre trépied la littérature danse-t-elle depuis des siècles ? Dans Son odeur après la pluie, ce trépied, de surcroît, est instable car il unit deux êtres n’appartenant pas à la même espèce : un homme et son chien. Un bouvier bernois qui, en même temps qu’il grandit, prend, dans tous les sens du terme, une place toujours plus essentielle dans la vie du narrateur.
Ubac, c’est son nom (la recherche du juste nom est à elle seule une aventure), n’est pas le personnage central de ce livre, Cédric Sapin-Defour, son maître, encore moins. D’ailleurs, il ne veut pas qu’on le considère comme un maître. Le héros, c’est leur lien. Ce lien unique, évident et, pour qui l’a exploré, surpassant tellement d’autres relations. Ce lien illisible et inutile pour ceux à qui la compagnie des chiens n’évoque rien. Au gré de treize années de vie commune, le lecteur est invité à tanguer entre la conviction des uns et l’incompréhension voire la répulsion des autres ; mais nul besoin d’être un homme à chiens pour être pris par cette histoire car si pareil échange est inimitable, il est tout autant universel. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu’il en est un et l’on observe ces deux êtres s’aimant tout simplement.
C’est bien d’amour dont il est question. Un amour incertain, sans réponse mais qui, se passant de mots, nous tient en haleine. C’est bien de vie dont il est question. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu’il s’agit de retenir. C’est bien de mort dont il est question. Cette chose dont on ne voudrait pas mais qui donne à l’existence toute sa substance. Et ce fichu manque. Ces griffes que l’on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Alors, tout d’abord, que je vous dise, je n’ai jamais eu de chien. Ce ne serait pas une vie pour lui de rester seul pendant que mon mari et moi sommes au travail.
Par contre, j’ai toujours eu des chats. Et j’avoue que je ne suis pas d’accord avec l’auteur quand il dit que ceux-ci sont moins attachés à leurs maitres. Mes chats sont très expressifs et savent très bien nous rendre l’amour qu’on leur donne, ils nous suivent de partout et croyez-moi, lorsque je suis malade, ils sont d’excellents garde-malade, ne prenant que le temps de manger ou de faire leurs besoins avant de revenir se coucher à mes côtés. Celui que j’ai eu juste avant, pendant 17 ans, a attendu mon réveil pour me voir et m’entendre une dernière fois avant de partir au paradis des chats.
Mais que ce soit chien ou chat, les animaux nous rendent ce que nous leur donnons et je me disais que ce livre allait être émouvant.
J’ai commencé par la préface de JP Dubois que j’ai trouvé très belle.
Et puis j’ai débuté le livre à proprement dit. Je m’attendais à un roman autobiographique mais ce n’en est pas tout à fait un. En effet, ce serait plutôt limite de la poésie. L’auteur parle plus de son ressenti et de ses émotions que de la véritable chronologie des évènements.
Le vocabulaire utilisé est relevé et les images et métaphores sont plus que présentes.
Mais voilà, lire de la poésie ce n’est pas lire un banal roman. Il faut le temps de le digérer et souvent cela reste court. Or là, nous avons plus de 200 pages et au bout de 100 pages, malgré la beauté du texte, j’ai trouvé cela un peu long, trop long… Je l’ai donc terminé un peu en diagonale.
Je sors donc très mitigée de ma lecture. Je pense que c’est un livre qui devrait se lire non pas d’une traite mais petits morceaux par petits morceaux pour pouvoir « analyser » ce texte.
2 livres que je n'ai pas aimés et donc non terminés (et pour le 1er cela me fait vraiment bizarre de le classer ici):
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_74a687_la-lignee.jpg)
Louise et Madeleine. Deux écrivaines, deux générations. L'une écrit pour fuguer, l'autre fugue pour écrire. L'une débute dans l'écriture, l'autre n'écrit plus.
À travers une correspondance intime, elles partagent leurs doutes face à la création et à leurs vies de femmes artistes, d'épouses et de mères. Être prête à décevoir, à déplaire, à oser dire ce que l'on pense et à faire ce qui doit être fait pour devenir – au-delà des injonctions, de la culpabilité, des injustices sociales et de genre – la personne que l'on devait être.
Une ode à la transmission, à la nature et à la liberté qui pose la question brûlante : quand on a pris certains chemins dans la vie – travail, mariage, enfants –, a-t-on encore le droit d'être soi ?
À travers cette amitié épistolaire, qui nous plonge dans les abîmes de la création et dans la solitude de la vie d'écrivain, Aurélie Valognes nous livre son roman le plus intime.
J’avais lu les premiers romans d’Aurélie Valognes, il y a de cela déjà plusieurs années (cela ne nous rajeunit pas).
A l’époque, les histoires étaient fraiches, humoristiques et me rappelaient un peu les romans de Barbara Constantine.
Et puis dernièrement j’avais lu « L’envol ». Dans ce roman, A. Valognes avait pris un certain tournant en parlant de choses plus intimes, plus touchantes et en se dévoilant peut-être davantage. Cependant, j’avais apprécié le livre et l’avais lu rapidement.
Lorsque j’ai vu qu’un nouveau roman était sorti de cette auteure (ou écrivaine comme elle le dit dans son livre), j’ai vite décidé de le commencer. (Par contre, le bleu fait fureur en ce moment chez les éditeurs ? Le dernier Ken Follet, entre autres, se part de cette même couleur de couverture.)
Mais revenons à « La Lignée » : ce livre est une succession de lettres écrites par Louise et Madeleine.
Au début, je me suis dit qu’on allait peut-être retrouver un petit goût de « Et je danse aussi », roman que j’avais aussi beaucoup aimé.
Mais voilà, autant dans ce dernier les choses avançaient et il y avait une histoire derrière toute cette correspondance avec des rebondissements et péripéties en tout genre, autant dans « La lignée » j’avais l’impression de faire du sur place.
Les lettres s’enchainaient, mais pour moi, elles se ressemblaient toutes.
Je ne ressentais aucune émotion, plutôt de la lassitude.
J’ai tenté de poursuivre en me disant qu’à un moment, il y allait sûrement y avoir un rebondissement mais arrivée à la page 125, je n’en pouvais plus et j’ai reposé le livre.
Enfin non, j’ai lu en diagonale la suite du livre, je sais que la vie des protagonistes va changer et j’ai compris la fin (mais ne voulant pas spoiler, je n’en dirai pas davantage).
Il y a une belle conclusion mais malgré cela, lire 1 page par ci, par là, ne m’a pas convaincu de poursuivre ma lecture. (cependant je suis sûre que d’autres lecteurs sauront apprécier ce livre).
/image%2F1259005%2F20240522%2Fob_1d31ff_une-famille-explosive.jpg)
Xue Shengqiang, appelé " papa ", n'a jamais quitté son petit village natal du Sichuan, en Chine. Fils à maman, il s'est marié et a repris l'entreprise familiale, qui fabrique la célèbre pâte de haricots aux piments. Si la matriarche tient sa maison d'une main de fer, papa, lui, est loin d'être un saint : il est accro au sexe et a installé sa maîtresse dans l'appartement au-dessus de grand-mère. Le voilà bien embêté lorsque cette dernière découvre le pot aux roses...
Les ennuis continuent car il doit organiser l'anniversaire – 80 ans – de grand-mère, et son frère a décidé d'y mettre son grain de sel. Cerise sur le gâteau, Jasmine, sa maîtresse, est enceinte !
Je venais juste de finir le livre « Tant que le café est encore chaud » que j’avais trouvé très poétique, je me suis dit que celui-ci avait l’air drôle et qui plus est, je restais dans l’esprit asiatique. (j’avoue que la couverture m’avait bien plus aussi, ce jaune flash avait interpellé mon regard).
Mais voilà, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout réussi à rentrer dedans et alors que d’habitude je me force à lire au moins 100 pages, je me suis arrêtée à 20 !
Il faut croire que ce n’était pas le bon moment pour moi de le lire car je n’arrive même pas à comprendre pourquoi il ne m’a pas plus, juste un ressenti… Il plaira sûrement à d’autres lecteurs.