Etant donné que tous mes en-cours sont des choses très longues à faire, je me suis dit que j'allais vous montrer les avancées de certaines.
Et mon nouveau patch en fait partie.
La dernière fois, nous en étions là:
Suite à cela, il fallait rajouter 3 bandes fines.
Et je dois dire que j'ai été très contente lorsque j'ai vu que les coins se superposaient quasi parfaitement. Cela signifiait que les découpes et les coutures étaient relativement justes.
Voici donc où en est le "monstre" pour le moment. Il cache bien zom qui a du tendre les bras pour la photo!
J'ai maintenant attaqué la bordure suivante qui se compose de 52 carrés, dont la moitié ressemble à celui-ci:
Promis, dès que j'ai terminé de coudre cette bordure je vous montre. De toute façon, ensuite il ne restera que 2 bandes à rajouter pour avoir fini le top.
Pour l'article d'aujourd'hui, il va falloir que je vous raconte un peu la vie de la famille.
Vous savez (ou pas, mais dans ce cas aujourd'hui vous saurez) que j'ai 2 enfants. Ils sont partis faire leurs études supérieures et grâce aux aléas de Parcours sup et les études choisies, ils se sont retrouvés assez loin de la maison (pour ceux qui n'auraient toujours pas suivi, je vous écris depuis le Nord Isère).
J'ai donc:
- un fils qui est en 2ème année BUT Mesures Physiques au Creusot,
- une fille qui est en LASS SPS (1ère année pour préparer des études médicales) à Lille.
Pourquoi je vous raconte tout cela? Et bien parce qu'il faut bien que je vous explique pourquoi j'ai eu besoin de faire ce que je vais vous montrer aujourd'hui.
Souvenez-vous à Noël, pour fiston qui allait faire son stage de fin de 2eme année, er pour son père, j'avais réalisé des sets de table qui ressemblaient à la photo ci-dessous (pour retrouver l'article, cliquez ici!)
Mais voilà, à l'époque, fiston et mon mari avaient des sacs isothermes, pour emmener leurs repas du midi sur leurs lieux de travail, qui étaient assez grands.
Et puis, dans un magasin (pour ne pas le citer: chez L..L), mon mari a trouvé ce petit sac, moins encombrant pour fiston:
Je dois dire que ce sac était vraiment sympa car il contenait en plus 4 tupperwares (2 grands et 2 petits).
Le même jour, ma fille me racontait au téléphone qu'avec ses amis de Lille, elle risquait d'aller, après les examens, faire des sorties pour découvrir la région. Je lui demandais alors si elle souhaitait, elle aussi, un sac pour emmener son pique-nique. Naturellement la réponse a été ... OUI!!!
Zom est donc retourné acheter un sac mais dans des tons plus girly.
Mais voilà, petit hic:
Le set couverts et des couverts normaux ne rentrent pas dans ce petit sac.
Alors fiston a dit qu'il se débrouillait mais pour un pique nique, je me suis dit que cela allait être ennuyeux car la poche qui est sur le côté du sac et qui aurait pu servir à mettre les couverts sert à placer une gourde.
Alors après de nouvelles recherches, j'ai trouvé la solution :
Et voilà des couverts plus petits qui tenaient dans le sac (alors oui, le couteau ne coupait peut-être pas un steak mais on emmène rarement un steak dans la nature et en plus, zom a donné à sa fille une sorte d'opinel qui est encore plus petit mais qui coupe très bien!)
Et là, je me suis dit qu'il fallait aussi faire un set adapté pour Lilofé Junior, un set assez girly qui irait avec son sac.
Il me restait du tissu avec lequel je lui avais réalisé des coussins pour sa chambre (sa chambre d'ici s'entend), alors hop au travail.
Voilà l'intérieur avec la poche pour les couverts en bas à droite.
Et voici l'extérieur:
Il a la même taille que celui de son frère ou de son père pour pouvoir poser tout son repas dessus.
J'ai rajouté le petit set pour les couverts utilisés. Il est toujours en toile cirée mais assorti au sac bien sûr. (pour info la toile cirée et le set de couvert viennent de chez CEN...OR).
Et le voici replié, je lui ai choisi un bouton coccinelle (associé au bonheur et à la chance)
Et voici le range couverts sales posés sur le set:
Et pour que cela tienne dans le sac isotherme, et bien on replie:
On roule et voilà, le tout est prêt et à la bonne taille.
La jeune fille a déjà reçu son paquet et apparemment celui lui a plu.
Voilà ce sera tout pour aujourd'hui, passez une belle fin de journée et à bientôt.
Aujourd'hui c'est mercredi et chez nous le ciel est un peu gris-gris.
Pourquoi ne pas en profiter pour rajouter quelques livres à notre PAL? (enfin plutôt en rajouter pour vous et en enlever pour moi puisqu'ils sont terminés).
Ces dernières lectures ont été variables: de très bonnes et de moins agréables, voir totalement rejetées.
On commence?
Et pour ceux que la lecture n'intéresse pas, et bien reprenez votre vie en fermant cet onglet de votre ordinateur ou téléphone.
Pour les autres, bonne lecture et à bientôt!
Valentine vit dans une petite résidence d'une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d'une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu'elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies. Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu'au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan...
L'arrivée d'un couple de voisins âgés dans l'appartement d'en face va complètement bouleverser sa vision du monde. Car comment résister à la bonté de Guy, qui se conduit avec Nathan comme le grand-père qu'il n'a jamais eu ? Comment refuser la tendresse de Suzette, cette femme si maternelle, elle qui a tant manqué de mère ? Peu à peu, Valentine se laisse apprivoiser.
Jusqu'au jour où elle commet une minuscule imprudence aux conséquences dramatiques... Mais une chose change tout, désormais : elle n'est plus seule pour affronter son bourreau et reconstruire sa vie volée.
Les féminicides, les violences faites aux femmes… Souvent lorsqu’on entend cela dans les journaux télévisés, on se dit que jamais on ne laisserait faire cela à une voisine. Et pourtant c’est délicat de rentrer dans la vie privée des gens et comment réellement savoir ce qui se passe derrière les murs des maisons.
Lorsque j’ai commencé ce roman, j’ai tout de suite été happée par la douleur de Valentine. Comme l’auteure le dit, on croit toujours que jamais cela ne pourrait nous arriver car personne ne se laisserait faire ainsi et ne resterait auprès de son bourreau, or ce n’est pas si facile. Certaines personnes savent très bien manipuler leur entourage.
Sur les 200 premières pages, j’ai été souvent limite nauséeuse en voyant tout ce que Valentine pouvait supporter, toute cette horreur vue ou entendue par son fils. J’avoue avoir eu du mal à lâcher mon livre pour enfin éteindre la lumière et cela m’a un peu hanté durant la nuit.
J’avais vite envie de savoir la suite. Et je l’ai terminé en 2 jours.
Par contre, j’ai été un peu déçue par le côté un tantinet feel good de la fin : l’apparition de Marie (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler) et l’histoire de Vincent étaient-elles nécessaires ? Le dénouement était un peu trop prévisible.
En tout cas, une belle découverte que cette auteure que je n’avais jamais lue même si le sujet est vraiment très dur et l’histoire tout autant. Cœurs sensibles s’abstenir.
« Avec un peu d'amour, on fait de grandes choses. En deux années, mes voisins ont transformé cette bâtisse vosgienne à l'abandon en refuge. Du haut de mon banc et de mon grand âge, je viens chaque jour guetter les changements. Les trois premiers locataires sont aussi cabossés que moi. Un homme qui se remet d'un geste irréparable, une gamine fragile comme un moineau et une femme camouflant la misère sous sa légèreté. Je savais qu'au contact des arbres, des bêtes et du jardin, ils allaient oublier leurs peines et s'offrir un nouveau destin. Quand ils ont fait cette découverte dans les taillis et qu'ils se sont mis à remuer le passé, je me suis demandé jusqu'où tout ça allait les mener. Eh bien, vous allez être sacrément surpris... » Jean
Agnès Ledig, pas de surprise, on est dans le Feel-Good. Pas de côté historique, pas d’apprentissage quelconque, pas de grands mots et d’éloquence. Une histoire dans laquelle on peut tenter de se retrouver ou pas mais qui, dans tous les cas nous émeut.
J’ai apprécié le fait que pour une fois, les personnages ne soient pas riches pour racheter une maison ou autres (c’est souvent ce que je regrette dans ce type de roman : que le commun des mortels ne puisse pas s’y retrouver car jamais il n’est question de problème d’argent). Non, ici, les personnages sortent de l’hôpital, de prison, de dépression et ce sont 2 amoureux de la nature qui vont leur ouvrir la porte de leur demeure pour essayer de les sortir de ce qui les a fait « tomber ». (Après on pourra me dire que réaliser ce type de résidence coûte cher mais il y a quand même des gens qui ont de l’argent en France il me semble).
J’aimerais, qu’ aujourd’hui, on puisse trouver, sur notre sol, plus de maisons de ce style ; des maisons pour accueillir les gens en difficulté sociale, psychique ou psychologique, sans les « parquer » dans des chambres ou des cellules où ils ne peuvent pas remonter la pente mais encore plus s’enfoncer.
En tout cas, une belle histoire de remise en question et d’ouverture au monde.
Et puis, un final auquel on ne s’attendait pas forcément. Un livre qui fait du bien par les temps qui courent.
« Le soleil giflait le ciel trop bleu et griffait la tuilerie orange. Hans cligna des yeux, ces couleurs l’agressaient. Un éclair l’éblouit : Les Milles… Elisa… Aix-en-Provence, c’était juste à côté. Où était-elle ? Il ne fallait pas la revoir. Il se retourna une dernière fois vers l’entrée du camp et vit sa liberté si chèrement acquise disparaître derrière les grillages. »
Esther reçoit des mains de son père une curieuse montre au dos de laquelle est gravé un nom inconnu : Hans W. Un mois plus tard, en visitant le camp des Milles, elle aperçoit, sur une photo, la même montre au poignet d’une déportée. Bouleversée, Esther se promet de découvrir qui est cette femme.
Camp des Milles, mai 1940. Aix-en-Provence, mai 2022.
Une plongée dans un épisode sombre et méconnu du passé franco-allemand. Une histoire d’amour brisé, de musique et de guerre.
Lorsque j’ai commencé ce livre, j’ai été très surprise de découvrir qu’il y avait eu, durant la seconde guerre mondiale, des camps en Provence. Pour moi il y en avait un en Alsace : le Struthof, mais pas aussi bas en France !
Et pourtant si ! Même dans cette zone dite « libre » des juifs ont été internés par le gouvernement français, qui devait donner 10 000 juifs étrangers à l’Allemagne, puis déportés à Auschwitz.
Au départ, ce camp qui était en fait une usine de fabrication de tuiles, a servi à interner des Allemands et notamment des intellectuels, des musiciens, des peintres… qui avaient fui l’Allemagne et le nouveau régime. En effet, nombre d’entre eux s’étaient réfugiés dans le Sud de la France, se croyant à l’abri.
Ainsi de nombreuses personnes sont passées par ce camp : adultes ou enfants, françaises ou allemandes (et que dire des Alsaciens qui étaient passés d’une nationalité à l’autre entre 2 guerres), juives ou non, dénoncées ou pas. Dans tous les cas, la plupart n’ont pas eu la chance de pouvoir en sortir.
C’est pour raconter l’histoire de ce camp que l’auteure a écrit ce livre, tout en inventant des personnages fictifs (mais qui auraient pu s’y trouver) que l’on va suivre de bout en bout.
La lecture était fluide, assez rapide et le fait de passer de 1940 à 2022 durant tout le livre permet de faire avancer l’histoire plus vite.
On découvre la vie des internés, leurs difficultés et leurs espoirs en un monde meilleur qui n’arrive pas, voir au contraire. Les difficultés pour certains de devoir faire un choix entre partir en exil et abandonner des gens qu’ils aiment ou rester et risquer leur vie.
Ce que je regrette un peu c’est d’avoir compris très tôt (trop tôt) quel lien unissait tous les personnages.
Mais qu’importe ; il reste un livre pour se souvenir et découvrir un lieu d’histoire.
Pour la petite info supplémentaire, beaucoup de musique est liée à cet ouvrage et la play-liste du roman est disponible sur le site d’Aurélie Tramier. Cela m’a également permis de découvrir qu’Henri Salvador avait chanté sur la musique de Sidney Bechet.
" Donner l'alerte, hurler de toutes ses forces ! On allait l'entendre... Mais le cri mourut dans sa bouche, un chaos d'idées se fracassa dans son esprit, une déferlante d'effroi. "
Quel est le prix à payer pour dissimuler l'inavouable ? Lorsque la vérité met vingt ans à remonter à la surface, le désir de vengeance n'en est que plus dévastateur... Guidée par son instinct, Louise Caumont, de la brigade de recherches de Tarbes, se lance dans une course contre la mort : qui sera la prochaine cible et pourquoi ?
Une bonne surprise que ce roman, français, il faut le souligner.
Le roman commence par un meurtre qui n’a pas le temps d’aboutir. Une enquête est ouverte. Puis d’autres meurtres se poursuivent, toujours avec des lettres marquées sur la scène du crime : MPC.
Le lecteur est balloté entre cette enquête et l’histoire d’un groupe de jeunes 20 ans plus tôt, jeunes qui cachent aujourd’hui un terrible secret. On entrevoit entre les lignes une horrible vérité et un acte malveillant perpétré par ce groupe.
Mais le pire n’est pas ce que l’on croit.
L’auteur sait faire durer le suspens même si dès le milieu du livre, je me suis bien doutée que le meurtrier ne devait pas être celui auquel on s’attendait. J’avais trouvé une partie de la réponse mais pas tout. Et j’était loin de m’imaginer tout ce qui allait être mis au jour.
La lecture est fluide et on évite la monotonie par les retours temporels.
Une belle découverte et un roman lu rapidement pour savoir la fin. Un polar comme on les aime.
"Victor" est un récit de famille. Claudie Gallay y écrit l’histoire de son grand-père, abandonné lorsqu’il était enfant, et y dresse, en filigrane et au gré des narrations familiales, le portrait fictif ou réel de son arrière-grand-père, Victor. Le texte interroge ainsi la fiction : nos souvenirs et les anecdotes transmises étant déjà une réécriture de notre propre histoire.
Ce livre relate une véritable histoire de famille.
En 1990, Claudie Gallay avait déjà interrogé son grand père sur ses origines. Elle en avait tiré peu de choses, ceci dû en partie au grand âge de son aïeul qui ne se souvenait plus en détail de sa vie.
Elle avait alors commencé à écrire l’histoire de son arrière-grand-père en comblant les vides grâce à son imagination.
Et puis lors du Covid, ayant du temps devant elle, elle a décidé de faire des recherches plus approfondies (sans son grand-père cette fois-ci qui malheureusement était décédé entre temps) et nous raconte donc, dans ce roman, les véritables tribulations de son arrière-grand-père Victor, ou en tout cas ce qu’elle a pu retrouver via des archives en tout genre.
On pourrait se dire que cette histoire pourrait être celle de tout à chacun qui a un ancêtre qu’il ne connait pas ou peu.
C’est vrai. Mais Claudie Gallay a le mérite de nous raconter la sienne sans faux semblants. Cela permet aussi de réfléchir à ce que notre arbre généalogique nous a laissé et comment se construire malgré les blessures du passé.
Je ne suis pas sûre de garder un souvenir mémorable de ce livre, petit (180 pages) et donc rapidement terminé mais il aura eu le mérite de me permettre de me remémorer certains souvenirs également le temps de sa lecture.
Lykke Andersen mène une vie heureuse, mondaine et épanouie : éditrice accomplie, compagne d’un auteur renommé et mère de jumeaux. À l’occasion de la fête suédoise de l’Écrevisse, elle organise un dîner intimiste dans leur maison en pleine campagne, où seront invités Bonnie, la meilleure amie des garçons, et plusieurs proches du milieu de l’édition. En ce doux mois d’août où les orpins et les rosiers éclosent, l’alcool coule à flots et les convives entonnent à cœur joie des chants traditionnels nordiques. Personne ne peut se douter que le lendemain, ce cadre idyllique se transformera en scène de crime effroyable.
Le cadavre de Bonnie est retrouvé dans la stuga, une petite dépendance dans le jardin, où vivent les garçons. Ces derniers nient catégoriquement avoir commis le crime mais il s’avère que la porte était fermée à clé de l’intérieur…
Huit ans plus tard, Lykke est placée en détention provisoire. Face à l’inspecteur responsable de l’affaire, elle va devoir retracer le fil de l’enquête afin de trouver le véritable coupable du crime.
Ce roman répond à toutes ses promesses : du suspens, un retournement de situation qui m’a semblé un peu improbable ou alors les enquêteurs n’avaient pas très bien fait leur travail de départ et un final en « apothéose ».
En tout cas un policier comme on les attend.
Cependant, pour lire pas mal de titres qui sortent en ce moment, je m’attendais à mieux pour ce livre qui a été encensé par la critique.
A croire que plus les livres sont plébiscités par les critiques, plus ils se lisent mais que d’autres, qui sont tout aussi bons mais d’auteurs moins connus, passent malheureusement entre les mailles du filet.
Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde.
De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère, dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique. Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme,
Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule connaît vraiment son frère…
J’aime beaucoup la sensibilité de Marie Vareille pour avoir déjà lu deux de ses livres. Alors je me suis empressée de découvrir celui-ci.
Au bout de 5 pages, je savais déjà quel allait être le thème de ce roman et je ne vais pas trop spoiler puisque l’auteure en parle dès le 2ème chapitre : ce serait la violence faite aux femmes et aux enfants.
Venant, il y a peu, de terminer « celle que je suis », je me suis dit que non, pas encore une fois ce thème, pas en si peu de temps !
Et puis le livre passant à chaque chapitre soit à un protagoniste différent, soit une époque différente, les pages ont défilé assez vite.
Très vite aussi, j’ai compris pourquoi Abigaëlle ne pouvait pas se souvenir de sa vie d’avant.
Par contre, je ne m’attendais pas à un tel rebondissement à la page 240 !
Avais-je mal lu depuis le début ? J’ai dû retourner en arrière pour vérifier que je n’avais rien loupé mais non, l’auteure savait où elle allait et où elle souhaitait nous emmener.
En clair, attendez-vous à des surprises en lisant ce livre.
J’ai également été très touchée par la fin que nous livre Marie Vareille. Ce livre, bien que racontant quasiment la même chose que « Celle que je suis » m’a laissé en suspens au moment de finir le dernier chapitre, comme le temps d’un petit battement d’aile de Colibri.
Je m'appelle Vadim et j'ai cinq ans. Mon petit frère s'appelle Nathan. Maman dit toujours que, de nous deux, c'est moi le plus sage. Mon grand frère s'appelle Volodya. Maman n'aime pas trop quand je parle de lui. D’après elle, il n'existe pas. Volodya, lui, me répète que ce n'est pas grave si les autres ne le voient pas. Et même, que c'est mieux comme ça
Lorsque j’ai ouvert ce livre et que j’ai vu les autres romans de cette auteure, je me suis rendu compte que j’avais déjà lu un de ceux-ci : « Avec elle/ sans elle ».
A l’époque j’avais apprécié le fait d’avoir un livre double dans un seul pour découvrir la même histoire. (En fait d’un côté, le livre raconte l’histoire avec la présence d’une sœur et de l’autre, la même histoire et ce qui se serait passé sans la présence de cette sœur).
Ayant déjà lu un livre d’A. Antoine, je me suis dit que celui-ci devrait me plaire et cela ne s’est pas démenti.
Tout d’abord, la façon dont s’imbrique les chapitres aident à avancer dans le roman.
Je ne spoilerai pas grand-chose en vous disant que quelque chose de grave s’est passé dans cette famille le 3 mai au soir puisque le 1er chapitre nous le dévoile (même si on ne sait pas exactement ce qui s’est passé).
Ensuite tout le long du livre, les chapitres s’enchainent de la façon suivante : 1 chapitre raconté par la mère Marianne, un chapitre raconté par le père Sylvain et un chapitre qui contient une sorte de procès-verbal de ce qu’a pu raconter un témoin de l’affaire le 4 mai. (la baby sitter, la grand-mère, une voisine, la directrice de l’orphelinat où a été adopté Vadim…).
Les chapitres concernant les parents s’étalent sur 1 an avant le drame. Ils vont nous expliquer comment Vadim est arrivé dans leur vie et l’arrivée de Volodya dans la famille.
Mais voilà où réside le mystère : qui est ce Volodya qui au fil des pages va prendre de plus en plus de place ?
Dans certaines critiques de ce livre, j’ai lu que certains étaient restés sur leur faim pour le final. C’est vrai mais il est aussi source de tellement de propositions. Pour ma part, j’aurais ma petite idée…Mais je vous laisse vous faire la vôtre.
En tout cas un bon roman qui se dévore très vite: un peu policier, un peu thriller, un peu épouvante, un peu familial… Comme le dit l’auteure dans ces remerciements, son ouvrage est, de toute façon, impossible à classer.
« C’était ce fameux été qui n’existe qu’une fois dans la vie. Cet été que tout le monde a connu, j’espère ; l’été où tout bascule. Oui. Peut-être n’est-ce pas tant le chagrin que la nostalgie de cet été-là – de ce miracle absolu des premières fois, de sa beauté foudroyante. »
Eté 77, dans une petite ville de l’ouest. Friedrich, seize ans, redoute les semaines qui s’annoncent : il doit passer des épreuves de rattrapage après une très mauvaise année scolaire. Pas de vacances en famille pour lui : il révisera chez son grand-père, un homme sévère. Heureusement, il y a Alma, Johann – et Beate, la fille de la piscine, en maillot de bain vert bouteille.
Friedrich va tout découvrir en même temps : l’amour et la mort, l’amitié, la peur, le respect et la confiance.
Jamais il n’oubliera cet été-là.
Avec la sensibilité et la justesse qui ont fait le succès du Parfum des poires anciennes, Ewald Arenz évoque cet âge de la vie où tout semble possible. Un magnifique roman d’initiation où chacun se reconnaîtra.
J’avais lu déjà « le parfum des poires anciennes » que j’avais apprécié. Le 4ème de couverture de ce livre m’a également tout de suite attiré.
Ce roman c’est une page de vie, cela est arrivé à Friedrich, cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous qui aurait été jeune en 1977 (que ce soit en Allemagne ou dans un autre pays).
L’histoire est belle de simplicité : ici, pas de meurtre, pas de super héros, pas de choses incroyables. Juste la vraie vie dépeinte dans ce qu’elle a de pire et de meilleur.
Je résume souvent les livres que je lis à mon mari et dans celui-ci, comme je lui ai dit, c’est un peu comme dans les livres de jeunesse de Pagnol : c’est juste une histoire ordinaire mais qui sort de cet ordinaire de par sa façon d’être écrite.
L’auteur sait mettre les mots justes sur les instants importants, nous faire ressentir les émotions des protagonistes.
Il y a bien sûr un fil conducteur (les parties en italique) qui laisse planer le doute quant à la fin du roman et donc nous entraine toujours un peu plus sur les traces de ces adolescents et des adultes qui les entourent également.
Même si j’ai souvent pensé retrouver des parties d’histoires déjà lues dans d’autres livres, cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture de celui-ci. (et puis après tout, toute œuvre trouve toujours sa naissance dans des souvenirs.)
Au final, un très bon moment passé au fil de ces pages.
Un livre que j'ai moins aimé et lu en diagonale:
C’est une histoire d’amour, de vie et de mort. Sur quel autre trépied la littérature danse-t-elle depuis des siècles ? Dans Son odeur après la pluie, ce trépied, de surcroît, est instable car il unit deux êtres n’appartenant pas à la même espèce : un homme et son chien. Un bouvier bernois qui, en même temps qu’il grandit, prend, dans tous les sens du terme, une place toujours plus essentielle dans la vie du narrateur.
Ubac, c’est son nom (la recherche du juste nom est à elle seule une aventure), n’est pas le personnage central de ce livre, Cédric Sapin-Defour, son maître, encore moins. D’ailleurs, il ne veut pas qu’on le considère comme un maître. Le héros, c’est leur lien. Ce lien unique, évident et, pour qui l’a exploré, surpassant tellement d’autres relations. Ce lien illisible et inutile pour ceux à qui la compagnie des chiens n’évoque rien. Au gré de treize années de vie commune, le lecteur est invité à tanguer entre la conviction des uns et l’incompréhension voire la répulsion des autres ; mais nul besoin d’être un homme à chiens pour être pris par cette histoire car si pareil échange est inimitable, il est tout autant universel. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu’il en est un et l’on observe ces deux êtres s’aimant tout simplement.
C’est bien d’amour dont il est question. Un amour incertain, sans réponse mais qui, se passant de mots, nous tient en haleine. C’est bien de vie dont il est question. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu’il s’agit de retenir. C’est bien de mort dont il est question. Cette chose dont on ne voudrait pas mais qui donne à l’existence toute sa substance. Et ce fichu manque. Ces griffes que l’on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Alors, tout d’abord, que je vous dise, je n’ai jamais eu de chien. Ce ne serait pas une vie pour lui de rester seul pendant que mon mari et moi sommes au travail.
Par contre, j’ai toujours eu des chats. Et j’avoue que je ne suis pas d’accord avec l’auteur quand il dit que ceux-ci sont moins attachés à leurs maitres. Mes chats sont très expressifs et savent très bien nous rendre l’amour qu’on leur donne, ils nous suivent de partout et croyez-moi, lorsque je suis malade, ils sont d’excellents garde-malade, ne prenant que le temps de manger ou de faire leurs besoins avant de revenir se coucher à mes côtés. Celui que j’ai eu juste avant, pendant 17 ans, a attendu mon réveil pour me voir et m’entendre une dernière fois avant de partir au paradis des chats.
Mais que ce soit chien ou chat, les animaux nous rendent ce que nous leur donnons et je me disais que ce livre allait être émouvant.
J’ai commencé par la préface de JP Dubois que j’ai trouvé très belle.
Et puis j’ai débuté le livre à proprement dit. Je m’attendais à un roman autobiographique mais ce n’en est pas tout à fait un. En effet, ce serait plutôt limite de la poésie. L’auteur parle plus de son ressenti et de ses émotions que de la véritable chronologie des évènements.
Le vocabulaire utilisé est relevé et les images et métaphores sont plus que présentes.
Mais voilà, lire de la poésie ce n’est pas lire un banal roman. Il faut le temps de le digérer et souvent cela reste court. Or là, nous avons plus de 200 pages et au bout de 100 pages, malgré la beauté du texte, j’ai trouvé cela un peu long, trop long… Je l’ai donc terminé un peu en diagonale.
Je sors donc très mitigée de ma lecture. Je pense que c’est un livre qui devrait se lire non pas d’une traite mais petits morceaux par petits morceaux pour pouvoir « analyser » ce texte.
2 livres que je n'ai pas aimés et donc non terminés (et pour le 1er cela me fait vraiment bizarre de le classer ici):
Louise et Madeleine. Deux écrivaines, deux générations. L'une écrit pour fuguer, l'autre fugue pour écrire. L'une débute dans l'écriture, l'autre n'écrit plus.
À travers une correspondance intime, elles partagent leurs doutes face à la création et à leurs vies de femmes artistes, d'épouses et de mères. Être prête à décevoir, à déplaire, à oser dire ce que l'on pense et à faire ce qui doit être fait pour devenir – au-delà des injonctions, de la culpabilité, des injustices sociales et de genre – la personne que l'on devait être.
Une ode à la transmission, à la nature et à la liberté qui pose la question brûlante : quand on a pris certains chemins dans la vie – travail, mariage, enfants –, a-t-on encore le droit d'être soi ?
À travers cette amitié épistolaire, qui nous plonge dans les abîmes de la création et dans la solitude de la vie d'écrivain, Aurélie Valognes nous livre son roman le plus intime.
J’avais lu les premiers romans d’Aurélie Valognes, il y a de cela déjà plusieurs années (cela ne nous rajeunit pas).
A l’époque, les histoires étaient fraiches, humoristiques et me rappelaient un peu les romans de Barbara Constantine.
Et puis dernièrement j’avais lu « L’envol ». Dans ce roman, A. Valognes avait pris un certain tournant en parlant de choses plus intimes, plus touchantes et en se dévoilant peut-être davantage. Cependant, j’avais apprécié le livre et l’avais lu rapidement.
Lorsque j’ai vu qu’un nouveau roman était sorti de cette auteure (ou écrivaine comme elle le dit dans son livre), j’ai vite décidé de le commencer. (Par contre, le bleu fait fureur en ce moment chez les éditeurs ? Le dernier Ken Follet, entre autres, se part de cette même couleur de couverture.)
Mais revenons à « La Lignée » : ce livre est une succession de lettres écrites par Louise et Madeleine.
Au début, je me suis dit qu’on allait peut-être retrouver un petit goût de « Et je danse aussi », roman que j’avais aussi beaucoup aimé.
Mais voilà, autant dans ce dernier les choses avançaient et il y avait une histoire derrière toute cette correspondance avec des rebondissements et péripéties en tout genre, autant dans « La lignée » j’avais l’impression de faire du sur place.
Les lettres s’enchainaient, mais pour moi, elles se ressemblaient toutes.
Je ne ressentais aucune émotion, plutôt de la lassitude.
J’ai tenté de poursuivre en me disant qu’à un moment, il y allait sûrement y avoir un rebondissement mais arrivée à la page 125, je n’en pouvais plus et j’ai reposé le livre.
Enfin non, j’ai lu en diagonale la suite du livre, je sais que la vie des protagonistes va changer et j’ai compris la fin (mais ne voulant pas spoiler, je n’en dirai pas davantage).
Il y a une belle conclusion mais malgré cela, lire 1 page par ci, par là, ne m’a pas convaincu de poursuivre ma lecture. (cependant je suis sûre que d’autres lecteurs sauront apprécier ce livre).
Xue Shengqiang, appelé " papa ", n'a jamais quitté son petit village natal du Sichuan, en Chine. Fils à maman, il s'est marié et a repris l'entreprise familiale, qui fabrique la célèbre pâte de haricots aux piments. Si la matriarche tient sa maison d'une main de fer, papa, lui, est loin d'être un saint : il est accro au sexe et a installé sa maîtresse dans l'appartement au-dessus de grand-mère. Le voilà bien embêté lorsque cette dernière découvre le pot aux roses...
Les ennuis continuent car il doit organiser l'anniversaire – 80 ans – de grand-mère, et son frère a décidé d'y mettre son grain de sel. Cerise sur le gâteau, Jasmine, sa maîtresse, est enceinte !
Je venais juste de finir le livre « Tant que le café est encore chaud » que j’avais trouvé très poétique, je me suis dit que celui-ci avait l’air drôle et qui plus est, je restais dans l’esprit asiatique. (j’avoue que la couverture m’avait bien plus aussi, ce jaune flash avait interpellé mon regard).
Mais voilà, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout réussi à rentrer dedans et alors que d’habitude je me force à lire au moins 100 pages, je me suis arrêtée à 20 !
Il faut croire que ce n’était pas le bon moment pour moi de le lire car je n’arrive même pas à comprendre pourquoi il ne m’a pas plus, juste un ressenti… Il plaira sûrement à d’autres lecteurs.
Avec ce beau temps, j'espère que beaucoup d'entre vous ont pu passer la journée dehors. Demain il fera encore beau, il est donc temps d'anticiper le goûter du 11.
Et comme l'indique le titre, non, quoi qu'on en dise, ce n'est pas compliqué à faire si on suit bien les instructions et si on s'y prend la veille.
De quoi est-ce que je veux parler?? De la pâte à brioche! Et ne me dites pas qu'il faut avoir le matériel, je la fais à la main.
Mais je vais vous donner 2-3 petits trucs qui vont vous aider à avoir une superbe pâte bien levée.
Tout d'abord la levure. Il y en a de 2 sortes: fraiche ou sèche. Elles ne se travaillent pas de la même façon.
La fraiche: il faudra l'émietter dès le départ dans la farine, sans avoir encore mis le sel ou le sucre et bien mélanger ensuite levure+farine avant d'ajouter les autres ingrédients.
La sèche: il faudra tout d'abord la "réveiller" en la mettant dans le liquide qui compose votre pâte (eau ou lait). Ce liquide devra être tiède, ni trop chaud, ni trop froid. (en clair, c'est comme pour le bain de bébé, on met le petit doigt dedans pour vérifier la température).
Laissez la dans le liquide environ 15 min, le temps pour vous de mélanger les autres ingrédients. On mettra le mélange liquide + levure sèche tout à la fin.
Le beurre: il doit être très mou mais pas fondu. (mais assez mou pour pouvoir le malaxer correctement sans que ça reste en morceaux)
la pâte: Pour mélanger tous les ingrédients, j'utilise une corne à pâtisser. J'ai souvent cru, à tort, que lorsque les ingrédients étaient mélangés, on pouvait faire une boule de la pâte avec les mains. Et donc comme ça collait, je rajoutais de la farine encore et encore pour que ça ne colle plus.
Ce n'est pas à faire: tout simplement parce qu'on rajoute de la farine et donc la quantité n'est plus la bonne mais ensuite parce qu'une pâte peut encore coller à la fin du 1er "malaxage". D'où l'intérêt d'utiliser une corne pour mélanger en soulevant la pâte et la repliant sur elle-même encore et encore.
La 1ère levée:Une fois tous les ingrédients mélangés, je laisse la pâte lever une 1ère fois à température ambiante environ 1 à 2h. Je n'oublie pas de mettre dessus un film étirable pour garder l'humidité.
Et ensuite, sans rien toucher, je mets la pâte au frigo pour une nuit.
la 2ème levée:Le lendemain matin, vous sortez votre pâte du frigo, vous mettez un peu de farine sur votre plan de travail et là, vous faites tomber la pâte sur la farine. Vous allez voir, c'est magique: avec le froid, votre pâte a un peu durci et là vous pouvez la malaxer autant que vous voulez! Donc c'est le moment de faire entrer le maximum d'air dans votre pâte, de la malaxer encore et encore. (au moins 10 min, c'est bon pour les pectoraux).
Vous la remettez ensuite dans votre récipient, toujours couverte d'un film étirable ou torchon. (pour ma part, pour ne pas gâcher, je reprends mon film étirable de la nuit et je le mets dans l'autre sens)
Et là vous mettez au chaud (idéalement l'hiver devant une cheminée, à côté d'un radiateur, ... pendant 2-3h)
la 3ème levée: Vous reprenez votre pâte sans la malaxer et vous lui donner la forme voulue ou vous la placez dans le moule que vous avez choisi. Là vous laissez encore relever pendant environ 1h.
Et après il n'y a plus qu'à cuire, après l'avoir doré (la dorure, je la fais avec un jaune d'œuf additionné de lait ou de crème).
Avec toutes ces astuces, votre brioche devrait être réussie.
Et donc maintenant la recette pour aujourd'hui faire une brioche tressée : il ne vous manque que les ingrédients.
500 g de farine
1 sachet de levure sèche ou 21g de levure fraiche
100 g de sucre
1 cuillère à café de sel
2 œufs (+ 1 jaune pour la dorure)
75 g de beurre ramolli
15 cl de lait
2 c à soupe de crème
2 c à soupe de fleur d’oranger
Avant la 3ème levée, vous faites 3 boudins allongés que vous tressez et vous obtenez ça:
Après la dernière levée, vous faites cuire 30 min dans un four préchauffé à 180°C. Attention, les dernières minutes peuvent être fatales pour la dorure, n'hésitez pas à mettre un papier alu par dessus durant les dernières minutes de cuisson. Pour ma part, j'ai attendu un peu longtemps la dernière fois, elle était un peu "brunette".
Et voilà une bonne brioche pour le goûter, à déguster telle quelle ou avec du chocolat, de la confiture... au choix. Elle n'est pas très sucrée (100g de sucre pour 500 g de farine) et se garde dans un torchon facilement 3 jours, voir plus si vous la trempez dans votre café, thé, cacao du matin
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. Passez une belle soirée et à bientôt!
Pour la plupart, ce soir marque le début d'un long week-end.
Je vais donc vous proposer des petites douceurs à faire pour toute la famille.
Cette 1ère recette est très rapide (je dis 1ère car j'espère pouvoir vous en mettre d'autres d'ici dimanche).
Ceux qui n'aiment pas la noix de coco, passez votre chemin car je vous propose de faire des bounty maison.
Pour cela, il vous faudra (pour environ 12 pièces):
- 200 g de lait concentré sucré
- 150 g de noix de coco rapée
- 100 g de chocolat pâtissier noir + 100 g de chocolat pâtissier au lait
Et c'est tout!!
Tout d'abord, mélanger le lait concentré et la noix de coco.
Une fois le mélange réalisé, je vous propose, en tout 1er lieu, de mettre le reste de lait concentré au fin fond du frigo car si vous êtes comme moi, une grande gourmande, il risque de ne pas faire long feu.
Enfin, revenons à recette. Avec ce mélange, vous allez réaliser des formes de bounty.
Au départ, j'ai voulu faire cela avec les doigts mais ça colle un peu. Alors, je me suis aidée de mes moules à financier en silicone. J'ai tassé dans le fond du moule puis démoulé.
Vous posez tout cela sur une feuille de papier sulfurisé. (en haut à droite de la feuille, vous voyez celui que j'ai fait sans moule, je trouve les autres plus réussis)
Après la taille de vos "bounty" va aussi dépendre de votre goût: si vous aimez sentir davantage le chocolat, faites les plus petits, si c'est la noix de coco qui doit l'emporter... Enfin vous m'avez comprise.
Vous mettez tout cela au frigo pour 3h puis 1/2h au congélateur. (le but étant ici que les "bounty" ne se désagrègent pas lorsque vous allez les tremper dans le chocolat)
Ensuite vous faite fondre les 2 chocolats ensemble au bain marie. Certains vous diront qu'il faut qu'ils soient à telle ou telle température pour avoir un chocolat brillant. N'étant pas cuisinière, ni pâtissière de métier, j'ai fait fondre sans thermomètre😉. Je vous rassure, cela se mange aussi bien!
Donc une fois les chocolats fondus, vous trempez le "bounty" dedans en le prenant sur une fourchette. (je ne vous fais pas de dessin, ils le font assez souvent dans les émissions culinaires.)
Vous reposez le tout sur le papier sulfurisé (en mettant, bien sûr, du chocolat un peu partout au passage 😂 et en n'oubliant pas de vous lécher les doigts. Au pire, faites le avec les enfants, le chocolat au bain-marie ça n'est jamais très chaud et s'il vous en manque, il suffit d'en refaire fondre un peu!)
Ensuite vous remettez quelques temps au frigo (mais je vous rassure, le temps de faire le dernier, le premier réalisé sera déjà pris).
Vous pouvez aussi vous amusez à faire des dessins sur le dessus du chocolat comme de vrais bounty si le coeur vous en dit. Personnellement j'ai voulu aller vite car le goûter arrivait.
Coupé en 2, cela donne ceci (le chocolat est celui qui est resté collé au couteau et s'est déposé au passage, il n'y a bien sûr pas de chocolat dans la noix de coco).
Le goût y est, je peux vous l'assurer.
Une fois prêts, les bounty maison se gardent au frigo dans une boite hermétique environ 5 jours. Enfin si vous arrivez à les garder aussi longtemps: avec mes 2 zoms gourmands et moi, en 2 jours, il n'y en avait plus.
Voilà, il ne vous reste qu'à récupérer tous les ingrédients et à tester.
Sur ce, je vous quitte, bonne soirée et à bientôt.
A Noël, une amie a eu la gentillesse de m'offrir ces 2 livres (plus les aiguilles pour les réaliser).
Je ne pouvais donc que tenter l'aventure du Sashiko.
Il a d'abord fallu que je trouve le tissu adéquat. Je l'ai trouvé pas très loin de la maison (enfin pas loin... tout est relatif et dans tous les cas, on peut commander par internet) chez Sylvie et sa boutique: La Malle à Secret de Camille.
Ensuite il a fallu trouver le moyen de transférer les motifs sur la toile. Pour cela, j'ai fait appel à zom. Il m'a créé une table lumineuse avec un plafonnier et quelques morceaux de bois.
Et quand je vous dis que cela éclaire, ça éclaire!
Ensuite, il a fallu refaire les dessins sur une grille. J'ai été aidée durant les vacances de février par Lilofé Junior qui a choisi tous les motifs et en a réalisé un sur grille.
Ensuite, il fallait donc transférer le dessin sur la toile. Pour que le dessin puisse s'effacer facilement après être brodé, je l'ai fait avec un stylo friction. (pour celles qui ne le savent pas, les traits réalisés en stylo friction partent avec un coup de fer et de vapeur). Je vous montre ce que cela a donné avec un autre dessin.
Ensuite, le Sashiko, pour ceux qui font de la broderie traditionnelle ou du quilting, c'est assez simple: il suffit de suivre les lignes en faisant des petits points.
Au départ, je voulais faire mes dessins en blanc.
Mais je trouvais que cela ne ressortait pas assez. J'ai donc opté pour du bleu. (pour info, vous pouvez trouver les fils également dans la boutique de Sylvie.
Voici les motifs que Lilofé Junior a choisi:
1/ Les margelles de puits (car on trouve beaucoup de puits dans les jardins japonais)
2/ Les feuilles de ricin
3/ Les écailles de tortue tête bêche
4/ les manjies reliés
Avec tout cela, j'ai rajouté un modèle plus "rond" avec des fleurs et des motifs de vagues (vagues de la mer bleue)
J'ai ensuite rajouté un tissu avec motifs pour réaliser ceci (merci à zom qui le tient au soleil)
Comme pour un patchwork, le tout a été molletonné, j'ai rajouté un arrière réalisé dans le même tissu bleu, et j'ai quilté un peu le tout pour que cela tienne en place.
Au final, j'ai réalisé un biais, toujours dans le tissu bleu pour faire le tour.
Et voilà le résultat:
Je n'ai pas oublié de rajouter ma petite touche personnelle sur l'arrière:
A quoi cela sert-il au final me direz-vous?
Et bien, cela peut se poser sur un canapé clair (bon le mien est foncé mais celui de mon amie est clair) :
Cela peut aussi se poser sur une malle ou un buffet:
Ou comme sur la première photo, on peut le poser sur une table:
On évite juste, si possible, d'en faire un paillasson...
Il est parti rejoindre mon amie en Suisse et a été très apprécié. Tant mieux.
Et vous? Avez-vous déjà testé le Sashiko?
Voilà, ce sera tout pour le moment, passez une bonne soirée et à bientôt.
Pourquoi ce titre? Parce que lorsqu'on est vosgien ou vosgienne, il n'est pas rare qu'on nous parle des bonbons "la Vosgienne". (Pour la petite info, je suis bien vosgienne d'origine, mais je n'y habite plus depuis mes 18 ans).
Et les bonbons la Vosgienne, ils ont le goût du sapin (et non je ne ferai pas de jeu de mots en disant que cela sent le sapin, cela serait de mauvais goût.😉.)
Alors comme je suis toujours à la recherche de recettes un peu spéciales, j'ai voulu tenter cette année la gelée aux bourgeons de sapin.
Tout d'abord, plusieurs choses à savoir:
- tous les sapins sont comestibles à part l'if qui est très toxique et le mélèze qu'il vaut mieux éviter. (et apparemment le sapin revient en force actuellement dans les cuisines des grands chefs)
- il est totalement interdit de ramasser des pousses de sapin dans la nature sans autorisation. Donc si vous souhaiter tester cette recette, il faudra, soit avoir un sapin chez vous, soit comme nous, avoir de gentils voisins qui en ont).
J'ai donc été ramasser avec zom de jolies pousses de sapin bien vertes:
Je les ai mis dans un faitout (je ne voulais pas les mettre dans la bassine à confiture car je devais laisser infuser toute la nuit et l'eau s'évapore plus vite dans ce contenant) avec de l'eau.
Pour les quantités: compter 1.5l pour 500 pousses.
J'ai fait bouillir le tout pendant 10 min. A la fin, les pousses avaient bien changé de couleur.
Puis j'ai laissé infuser toute une nuit
J'ai ensuite passé le tout au tamis pour ne garder que l'eau infusée.
Le liquide était vraiment très amer, j'ai donc rajouté, je l'avoue, pas mal de sucre (environ 800 g par litre récupéré).
Et j'ai remis sur le feu.
Malheureusement, je ne sais ce qui s'est passé, la gelée n'a pas prise malgré l'ajout de Vitpris...
J'ai donc récupéré une sorte de sirop un peu épais mais qui se mange, ne vous inquiétez pas. C'est bon, sucré, avec une petite amertume sur la fin qui rappelle le sapin.
Dans tous les cas, comme m'a dit zom, sur les tartines du petit déjeuner, cela se mange bien, mais il faut le mettre direct sur la mie et pas sur du beurre pour que ça ne coule pas partout. 🤣 (au pire, de vous à moi, cela se mange aussi très bien à la cuillère mais il ne faut pas trop en abuser vu le taux de sucre)
Avec 500 pousses, vous obtenez entre 4 et 6 pots.
Je retenterai sûrement l'an prochain avec une autre sorte de pectine.
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. N'oubliez pas que dans les articles cuisine, vous retrouverez aussi, pour utiliser ce que la nature nous donne gratuitement, la gelée de pissenlit, de sureau ou d'orties pour ceux qui ne connaissaient pas encore le blog quand elles ont été notées.
Au vu du temps en ce moment, très changeant, certains ont la chance d'avoir du soleil, d'autres de la pluie, d'autres encore du vent, voir de la neige.
Dans tous les cas, il fait un peu froid sur la globalité de la France (d'ailleurs ici, zom a du gratter le pare brise ce matin pour pouvoir partir au travail).
Cela incite à rester au chaud pour lire par exemple. Pour ma part, j'avoue, en journée, je fais plutôt des travaux d'aiguilles et je garde la lecture pour le soir (quand on voit ce qui passe à la TV, il vaut mieux se confiner dans un bon livre que de regarder n'importe quoi et puis cela fait davantage fonctionner neurone et imagination).
Voici donc encore une bonne tranche de lecture à vous mettre sous la dent.
Pour ceux qui n'aiment pas les romans, biographies ou autres, passez votre chemin, en attendant un autre post.
pour les autres, bonne découverte et à bientôt!
Angleterre, 1835. Lorsque Eliza Acton reçoit la commande par son éditeur d'un livre de cuisine au lieu de la poésie qu'elle affectionne, elle refuse. Jusqu'à ce que son père en faillite soit contraint de fuir le pays. En tant que femme, Eliza a peu d'options. Elle commence à collectionner des recettes et à apprendre à cuisiner. À sa grande surprise, elle se découvre un talent – et une passion – pour les arts culinaires.
Pour l'aider, elle engage Ann Kirby, dix-sept ans, fille démunie d'un père blessé par la guerre et d'une mère qui perd son emprise sur la réalité. Sous la tutelle d'Eliza, Ann apprend la poésie, la cuisine et l'amour, tout en perçant un mystère dans le passé de sa maîtresse. À travers l'art de la cuisine, Eliza et Ann développent une amitié inhabituelle et réinventent les livres de cuisine.
Basé sur l'histoire vraie de la première auteure de cuisine moderne, Miss Eliza est un roman envoûtant sur l'amitié féminine, la lutte pour l'indépendance des femmes, la maternité, la volonté de réussir pour une femme et, bien sûr, la passion de la cuisine et les prémices d'une cuisine saine.
Quelque fois on cherche à tout prix des livres qui sortent de l’ordinaire mais on oublie parfois que certaines vies, qui peuvent justement paraitre ordinaires, ne le sont plus en fonction de l’époque ou de qui les a vécues.
Ce livre pourra donc paraitre fade à certains mais pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seconde à découvrir cette histoire, vraie de surcroit (même si, apparemment, n’ayant pas assez de récit au sujet d’Eliza Acton, l’auteure a pu prendre quelques libertés).
Et puis, cela m’a permis de me rendre compte que la cuisine anglaise n’avait pas à rougir devant la française mais que très tôt, à l’instar de la nouvelle génération, les femmes anglaises avaient arrêté de vouloir faire des plats compliqués, n’ayant pas de vraies recettes à se mettre sous la main. Le livre d’Eliza Acton a donc été le 1er à révolutionner cette pratique puisque qu’enfin elle a écrit des recettes avec les quantités et les temps de cuisson (choses qui n’étaient quasiment jamais notée auparavant).
Ce livre permet également de comprendre le rôle des femmes (et notamment les femmes qui faisaient le choix de rester seule) à cette époque. Pouvait-on être réellement femme sans mari et sans enfants et comment survivre sans l’argent de son mari ?
Au final, une belle découverte que ce roman.
Tags, dégradation de matériel, paris illégaux, vol de voiture… Pour Gaspard, 16 ans, l’heure des comptes a sonné car son âge ne le protège plus face à la justice. Plutôt que de passer par la case « prison pour mineurs », il entre au Bureau des Affaires non résolues, un programme de réinsertion innovant. Durant trois mois, lui et le capitaine de police Ruben Arcega tentent de résoudre un cold case de leur choix. Rebelles, tous deux s’affranchissent vite des règles. Fils de vétérinaire, Gaspard s’intéresse à 128 faits divers anciens, 128 mutilations de chevaux dans la région… tandis que dans Toulouse, trois jeunes femmes sont agressées. Toutes ces affaires seraient-elles liées ? Mais par quoi ?
Tout d’abord, il va vraiment falloir que je fasse bien plus attention en sélectionnant mes livres dans ma médiathèque. Ce livre était noté policier adulte mais il est plutôt orienté grands adolescents et cela s’est très vite ressenti dans le récit.
Celui-ci est fluide mais on voit bien que l’auteur ne s’adresse pas à des adultes ayant l’habitude de lire des polars ou thrillers mais vraiment à des adolescents. D’ailleurs l’histoire de Gaspard en filigrane peut largement faire écho à des sentiments que ressentent certains jeunes.
Pour ma part, je me suis un peu, je ne dirais pas ennuyée, parce que l’histoire était sympathique tout de même mais forcément quand on lit du Thilliez ou du Minier, ici, on est bien un cran en-dessous. Mais je dirais que, mis entre les mains du bon public, il peut permettre à des jeunes de découvrir un bon policier car le suspens est là et les rebondissements aussi et de commencer à apprécier ce style.
Les faits évoqués dans le rapport de la police locale semblent anodins : peu après l’aube, deux promeneurs découvrent une voiture abandonnée dans les bois en Toscane, le pneu arrière crevé et les portières ouvertes. Mais un détail interpelle les forces de l’ordre : elles remarquent les traces d’une tentative de fuite et les effets personnels d’une mère et de son fils, disparus depuis des mois.
Lorsque l’adolescent réapparaît seul dans la vallée de l’Enfer, il se déclare l’auteur d’un crime effroyable.Et pourtant, l’hypnotiseur florentin Pietro Gerber, appelé à l’aide sur cette enquête, soupçonne que quelque chose d’autre, plus sinistre encore, est à l’origine du mal.
Dès lors, les événements macabres se multiplient et Gerber se retrouve piégé dans une énigme meurtrière où sa vie et celle du garçon seront gravement menacées.
Dans ce thriller psychologique d’une originalité ensorcelante, Donato Carrisi plonge le lecteur dans les abîmes de la conscience humaine.
Tout ce qui touche à l’ésotérique ou aux sciences un peu parallèles m’interpelle, alors vous pensez bien que lorsque j’ai vu le mot « hypnotiseur », j’ai tout de suite mis ce livre sur ma pile.
Le livre avait très bien commencé, cette histoire d’enfant qui disparaissait, réapparaissait et restait ensuite muet sauf à certains moments et face à des stimuli bien particuliers étaient vraiment prenante.
De plus, à chaque page que je tournais, je me posais 1 000 questions et notamment ce qui était vrai et ce qui ne l’était pas : qui était l’hypnotiseur, qui était hypnotisé, cette histoire était-elle réelle ou l’auteur jouait-il avec nos nerfs ? Les chapitres courts, la lecture fluide permettaient d’avancer rapidement.
Et puis je suis arrivée à la fin et là je me suis dit que ce n’était pas possible, que je n’avais rien compris à ce livre, et que de fin, justement, il n’y en avait pas.
Je suis revenue en arrière, j’ai tenté de tourner et retourner tout cela dans ma tête mais rien ne venait. J’avais fait des suppositions mais je me demandais pourquoi l’auteur ne nous avait pas donné la réponse.
Alors, comme je déteste ne pas comprendre quelque chose et qu’internet et mon ami, j’ai tenté de trouver des aides pour comprendre cette fin. Quelle ne fut pas ma stupéfaction de lire que ce livre était en fait la suite d’un autre livre « la maison sans voix » et que l’auteur avait écrit un 3ème tome sur Pietro Gerber.
Par contre, à la lecture du résumé éditeur, je n’ai pas l’impression que « la maison aux lumières » m’éclaire beaucoup sur la fin de celui-ci.
Au final, bien déçue alors que j’étais restée scotchée au livre jusqu’au dénouement.
Summer ira peut-être en enfer mais elle ira avec Charlie...
Las Vegas, 1952 : Elvis, Marilyn, l'Amérique en pleine guerre froide. Summer et son mari vivent dans le désert du Nevada une base militaire chargée d'étudier la bombe atomique. A chaque lancer, ils sont aux premières loges et il n’y a que Summer pour ne pas savourer le spectacle. En bonne épouse, elle joue le jeu et organise des apéritifs atomiques. Sa docilité volera en éclat avec l’arrivée d’une autre bombe sur la base, Charlie. Elle est tout ce que Summer n’est pas : forte, indépendante et sensuelle... Tandis que les hommes s’extasient sur le miracle de la science et la puissance de l'Amérique, Summer et Charlie décident de prendre en main leur destin.
Zoe Brisby signe un roman intense et palpitant sur deux femmes qui font un choix de vie : celui d’être libres.
De Zoé Brisby, j’avais lu récemment « Plus on est de fous… » et j’avais bien aimé cette histoire totalement déjantée.
J’ai donc tenté cet autre livre de l’auteure.
Les points positifs : j’ai apprécié d’en apprendre davantage sur cette époque américaine et cette base militaire où on regardait de plus ou moins près (un peu trop je pense), et avec beaucoup d’enthousiasme, les essais de bombes nucléaires avec comme seule protection une paire de lunettes de soleil.
Cette histoire est bien sûre marquée par l’histoire des 2 femmes, Summer et Charlie.
- La première : la plus prude, puritaine, aux petits soins pour son mari, mais qui rêve peut-être de plus…
- La seconde : la plus dévergondée aux yeux des commères du coin, la plus forte apparemment, mais qui cache un lourd secret.
Tellement différentes, elles vont pourtant se retrouver mêlées dans cette histoire pour se soutenir l’une l’autre et la plus forte, au final, ne sera peut-être pas celle que l’on croit. (par contre, je ne peux pas trop en dire pour ne pas spoiler l’histoire).
Les points négatifs : encore une fois, n’est pas coutume, par les temps qui courent, on se retrouve avec une histoire d’homosexualité. Etait-elle obligatoire ici ? je me pose la question.
Et qui plus est, j’ai trouvé la fin un peu rapide et un peu abrupte : qu’imaginer pour la suite ?? (l’auteure aurait-elle voulu au départ faire un second opus de cette histoire ?)
Conclusion : pour ma part, un livre qui se lit bien et vite, une belle histoire de combats de femmes mais dont je ne garderai pas un souvenir intemporel.
En avril 1944, à 19 ans Ginette Kolinka est déportée au camp d'extermination Auschwitz II-Birkenau. Elle n'en parle pas durant 50 ans, avant d'accepter d'être filmée pour la "Shoah Foundation", que Steven Spielberg vient de créer. À la grande surprise de la septuagénaire, les souvenirs enfouis rejaillissent. Elle se lance à corps perdu dans le témoignage. En octobre 2020, à 95 ans, elle permet à Victor Matet et Jean-David Morvan de l'accompagner lors d'un de ses voyages de groupe en Pologne, à l'issue duquel elle décide de ne plus jamais revenir. Dans cet album bouleversant mis en images avec pudeur et puissance par Efa, Cesc et Roger, elle fait le point entre son premier et son dernier passage dans " le plus grand cimetière du monde " avec ce mélange unique de force, d'humour et d'espoir qui la caractérise.
Birkenau est un mot qui résonne pour beaucoup, et quelque soit leurs origines ou leurs croyances, c’est un synonyme de mort horrible.
Mais ici le sujet est traité par Ginette Kolinka, qui je ne le savais pas, est la mère d’un des membres du groupe Téléphone. Et cette personne, que j’ai pu voir dans les médias, a le don de rendre les choses les plus abominables, humaines voir joviales (je ne dirais pas drôles, ce serait faire offense à tous ceux qui ont péri dans ce camp).
La BD passe des souvenirs de Ginette dans le camp à son retour lors de son voyage avec des jeunes. Elle va raconter ce dont elle se souvient bien (et taira ce dont elle ne se souvient pas, ne voulant utiliser les souvenirs des autres comme les siens) mais toujours avec le bon mot, la bonne tonalité.
Un livre à faire lire, même aux plus jeunes, pour rappeler ce que l’homme peut faire d’horrible sur terre (et par les temps qui courent, on se dit que certains n’en ont pas retenu grand-chose !)
En 2002, Régis Belleville accomplit, en 49 jours, la plus longue méharée en totale autonomie dans l'histoire du Sahara, sans aucun point d'eau. Cette méharée de 1 131 kilomètres mène Régis Belleville et son ami mauritanien, Taha Ould Bouessif, de Chinguetti à Tombouctou, au centre d'une zone hyperaride de 500000 km², dans la Majâbat al-Koubrâ, "l'étendue de la grande solitude". La traversée se fait dans des conditions très difficiles - les réserves d'eau sont limitées et, rapidement, les deux hommes vont souffrir de déshydratation... Au coeur de cette zone où personne jamais ne se rend, de la survie des dromadaires dépend celle des hommes, les esprits malins du désert - les djinns-, rôdent et le mental doit rester l'allié qui les repoussent. Cette expédition a permis à Régis Belleville de valider ce qui était, jusque-là, de l'ordre de l'hypothèse scientifique : quelles variétés de plantes croissent dans cette région, et quand disparaît toute trace de végétation ? Quelles sont les limites de la présence de la faune ? Comment dater la présence de l'homme préhistorique ? Objets du néolithique, peintures rupestres, paléosols... s'offrent à ses yeux, comme autant de réponses émouvantes. Au-delà des sables est un parcours historique, scientifique, ethnologique mais aussi une aventure humaine exceptionnelle et une exploration qui fera date.
Tout le long de ce livre, je me suis demandé « pourquoi ? »
Oui pourquoi faire ainsi souffrir les corps et les animaux (qui les pauvres sont restés 49 jours sans boire et certains jours sans manger).
Je sais que la science et les découvertes nécessitent que des hommes courageux se lancent dans de tels périples mais était-il vraiment nécessaire d’en arriver là ?
J’ai, par contre, appris beaucoup sur la faune et la flore du désert, sur ce qu’on pouvait encore y trouver (météorites, art rupestre et autres) et en cela j’ai apprécié ce récit. Avec un petit bémol : trop de termes techniques à certains moments ou de mots « savants ». N’étant pas paléontologue, historienne ou géographe, j’ai souvent eu du mal à me situer dans le temps et l’espace. (même si cela n’a pas empêché ma lecture du livre).
Cependant lorsque j’ai tourné la dernière page, je me suis interrogé sur le sens qu’avait mis l’auteur dans cette méharée : en effet, durant 49 jours, il ne va parler que de souffrance des corps, de difficultés. Sauf au dernier jour, à 6km de Tombouctou, où il regrette de quitter le désert.
J’aurais apprécié plus de notes personnelles et de retour sur soi pour nous faire apprécier avec lui ce dépaysement et ce besoin de pousser ses limites à l’extrême.
Je tire tout de même mon chapeau à ces 2 hommes, car il ne faut pas oublier Taha sans qui, cette traversée n’aurait pas été, à mon sens, possible.
Chez Funiculi Funicula, le café change le coeur des hommes. A Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu'en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.
Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café, il faut en savourer chaque gorgée.
Vendu à plus d'un million d'exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en choisissant ce livre et finalement, j’ai passé un agréable moment à le lire.
Quatre histoires vont se suivre dans ce roman, chacune pourrait presque se lire séparément malgré quelques petits indices dans chacune d’elle qu’on comprend dans l’histoire suivante.
Dans chaque « chapitre », une femme va vouloir voyager dans le temps. Mais ces voyages ont des règles : on ne peut pas se lever de la chaise choisie (et donc sortir du café), cela ne changera pas le présent, cela ne dure que le temps où le café reste chaud sinon on ne peut plus revenir, on ne peut faire le voyage qu’une seule fois et il faut attendre que la place soit libre.
Les protagonistes vont vouloir chacune voir ou revoir quelqu’un de cher, mais le présent n’étant pas changé, à quoi peuvent bien servir ces voyages temporels ?
A leur retour, c’est le regard de ces femmes sur le monde qui les entoure et sur leurs émotions qui vont changer irrémédiablement. Et c’est bien cela, je pense, la finalité de l’histoire, ne pas vouloir changer le monde mais changer NOTRE FACON de le voir et de le comprendre.
Tout cela retranscrit avec une belle émotion, un livre un peu hors du temps…
Pendant les quatorze années de combat menées aux côtés de ma mère malade, j’ai souvent eu l’envie d’écrire un livre pour porter une voix, celle des aidants. J’aurais voulu hurler pour qu’elle soit entendue en dehors des murs de notre maison tant je me sentais seul, incompris et démuni face à une maman jeune qui petit à petit m’oubliait et emportait avec elle une partie de moi. Au final j’en ai été incapable car le fossé qui sépare le vouloir du pouvoir était trop grand. Je vivais au jour le jour tout en essayant d’éviter les projections dont je connaissais médicalement la fin. Ce sont des années pendant lesquelles mon père, mon frère et moi avons porté à bout de bras au sens propre comme au sens figuré ma mère, touchée par une maladie habituellement réservée aux plus anciens.
Être aidant est souvent épuisant et douloureux mais tant que l’on n’y est pas confronté, il est possible de l’imaginer mais pas de le comprendre. C’est un sujet qui touche et touchera de plus en plus de monde dans les années à venir que ce soit de manière ponctuelle, temporaire ou à temps plein. En 2030, un actif sur quatre sera aidant. Le vieillissement de la population et un système de santé qui s’effondre rendent de plus en plus difficile la prise en charge d’un proche malade dans de bonnes conditions notamment au domicile. Cette situation nous oblige à développer des compétences d’infirmier, d’auxiliaire de vie, d’assistance sociale, de médecin, d’ergothérapeute ou de kiné pour pallier le manque de professionnels, oubliant ainsi notre position de fils, de fille, d’époux ou encore d’ami. De nombreux aidants se sacrifient et s’institutionnalisent sous leur propre toit avec leur proche malade pour colmater cette défaillance, mais aujourd’hui qui aide les aidants ? » Vincent Valinducq, médecin bien connu du petit écran grâce à sa chronique santé dans Télématin, livre ici le récit de sa bataille pour accompagner sa mère atteinte d’un Alzheimer précoce. Ce faisant, il donne des conseils pratiques, psychologiques et même administratifs pour aider ceux qui consacrent une partie de leur vie à celle des autres.
Je ne sais pas s’il faut le vivre pour arriver à comprendre ce livre. Mais dans tous les cas, on côtoie tous des personnes qui aident un parent ou un conjoint. Que ce soit pour un temps court (sur une maladie x qui se soigne) ou sur un temps plus long, on sait que l’entourage est toujours aussi durement touché, voir plus, que le malade lui-même.
On ne peut donc qu’être admiratif de ces personnes qui se « sacrifient » au nom de l’amour qu’elles portent à la personne aidée et touchée par leur histoire.
Ce livre devrait également être lu par des personnes qui ont un conjoint aidant. Souvent, lorsqu’on n’est pas directement relié, par le sang, à la personne que l’autre aide, on peut ne pas comprendre ce qu’il ou elle ressent. Ce livre l’explique assez bien.
Au final, une belle histoire de résilience. Et n’est-ce pas ça l’amour vrai : s’oublier pour aider celui ou celle qu’on aime ?
Jean a trente-six ans. Il fume trop, mâche des chewing-gums à la menthe et fait ses visites de médecin de famille à vélo. Il a supprimé son numéro de portable sur ses ordonnances. Son cabinet médical n'a plus de site Internet. Il a trop de patients : jusqu'au soir, ils débordent de la salle d'attente, dans le couloir, sur le patio.
Tous les jours, Jean entend des histoires. Parfois il les lit directement sur le corps des malades. Il lui arrive de se mettre en colère. Mais il ne pleure jamais. Ses larmes sont coincées dans sa gorge. Il ne sait plus comment pleurer depuis cette nuit où il lui a manqué six minutes.
Lorsque j’ai choisi ce livre, je n’avais pas le bandeau rouge sur la couverture.
Je l’ai commencé et les premières anecdotes racontées m’ont bien fait sourire : ce médecin dans un quartier populaire qui trouve toujours le bon mot face à des patients un peu perdus et qui attendent surtout sourire et écoute.
Et puis la fin est devenue plus sombre, plus centrée sur Jean et là, je me suis demandé quel était le but final de l’histoire : parler de lui, de ses patients, de la difficulté des soignants à l’heure actuelle, du manque de moyens.
Au final, je suis sortie du roman un peu déconcertée, ne sachant comme le classer, ni comment le comprendre totalement.
Je suis peut-être passée à côté qui sait ?
En tout cas l’écriture étant fluide et le nombre de pages assez restreint, j’ai tout de même passé un agréable moment à le lire, même si je ne pense pas en garder un souvenir mémorable.
Certains le savent sûrement, Lilofé Junior fait ses études à Lille (loin, très loin de la maison, snifff sniff).
Mais il y a quelques temps, son frère devait aussi y aller pour un challenge inter IUT. Imaginez, il n'a même pas pu trouver, sur le week-end, un moment pour voir sa soeur alors qu'ils étaient dans la même ville. Enfin, cette histoire n'était pas le but de ce message.
Mais il fallait bien que je vous explique le pourquoi du comment.
Donc pour son challenge, avec son groupe, fiston devait réaliser une boite pour contenir les capteurs qu'ils avaient conçus.
Il devait l'agrémenter d'éléments qui représentaient Lille. Alors, il a demandé la scie à chantourner de son père et il réalisé des logos de l'IUT de Lille en bois (IUT qui les recevait cette année).
Cela n'était pas prévu que je l'aide, mais de mon côté, lorsque j'ai pensé Lille, j'ai pensé frites.
Alors pendant que lui "s'amusait" avec la scie, j'ai pris mon crochet et j'ai réalisé ceci:
J'ai fait 18 mailles chainettes puis 4 rangs de mailles serrées. J'ai refermé le tout en insérant à l'intérieur un petit morceau de fil de fer pour pouvoir la tordre comme je le voulais.
J'en ai fait 4 identiques et comme je les trouvais un peu grandes, je les ai repliées sur elles-mêmes et placées dans une sorte de barquette en papier.
Puis j'ai été montré ma création à fiston:
Je lui ai proposé de les ramener avec lui, à son école, juste pour les montrer à ses coéquipiers.
Cela a dû leur plaire car ils l'ont collé sur le dessus de leur boite avec les logos réalisés et peints par fiston.
Pour ceux qui se poseraient la question, ils n'ont malheureusement pas gagné mais cela a été une belle expérience.
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui, passez une belle fin de journée et à bientôt.